L’Institut Panos Paris en deuil

0
110
L’Institut Panos Paris est en deuil.  Cette organisation internationale d’appui aux médias francophones vient de perdre sa directrice générale, Mme Françoise Havelange, décédée le mercredi 4 juillet 2012 à la suite d’une longue et douloureuse maladie. Selon un communiqué émanant du président du Conseil d’administration, M. Jacques Soncin,  Françoise Havelange, sera inhumée ce lundi 9 juillet à Paris. 
L’illustre disparue était une personnalité du monde des Ong. Elle a consacré sa vie au service du développement, de la justice et des droits. Multi-diplômée, Françoise Havelange a étudié à Madrid (Espagne), à Salzburg (Autriche), à Liège (Belgique), à  Berkeley (Californie), à Paris… 
Polyglotte, elle parlait cinq langues. Elle a, par ailleurs, voyagé sur tous les continents. Françoise Havelange a travaillé en Afrique, au sein de Terre des Hommes, une Ong de développement. Au début des années 1980, elle a mis sur pied, puis dirigé une antenne permanente de dix salariés de Terre des hommes, au Sénégal. Après sept ans passés au Sénégal, elle parlait parfaitement le wolof. 
A partir de 1990, elle rejoint l’Institut Panos Paris. Dès lors, elle travaille au développement d’une presse et de médias audiovisuels libres, divers et pluralistes, réellement au service des populations ouest-africaines. En novembre 2000, elle devient  la directrice générale de l’Institut Panos Paris. 
 
Une dame dynamique
 
Sous sa direction, cette Ong a joué un rôle important dans le développement des médias en Afrique centrale, notamment en RDC, au Burundi et en République Centrafricaine et, dès le début des années 2000, elle a aussi mis en œuvre des activités pour une presse libre dans les pays du Maghreb et du Moyen Orient.
Née en 1957 à Namur (Belgique), Françoise Havelange était entièrement tournée vers les autres. Mère de trois enfants aux racines sénégalaises et chiliennes, elle a fait du métissage une belle partie de sa vie. Son regard sur les autres n’était pas celui du jugement ou de la condamnation, mais celui de la compréhension et de la compassion. 
Au début 2011, frappée par une longue et douloureuse maladie, elle a dû abandonner ses fonctions et consacrer son énergie et sa volonté à sa lutte contre le mal qui la rongeait. Le mercredi 4 juillet, la maladie l’a emportée. Elle a encore trouvé l’énergie pour donner un ultime message à ses proches qui l’ont accompagnée jusqu’au bout : ce fut son dernier sourire…
 
Yves KALIKAT
(C.P.)
 

LEAVE A REPLY

*