L’Institut Français de Kinshasa scelle un  partenariat avec la CNDH

0
356

La promotion des droits de l’Homme et la réforme de la justice congolaise constituent une priorité de la coopération française en République Démocratique du Congo. C’est dans cette optique que l’Institut Français de Kinshasa a signé une convention de partenariat avec la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) en vue d’aider cette dernière à atteindre les objectifs lui assignés. Le président de la CNDH, Mwamba Mushikonke Mwamus, et le directeur de l’IFK, Philippe Larrieu, ont procédé à la signature de ce protocole d’accord, au cours de la conférence de presse animée le lundi 29 février 2016 à la Halle de la Gombe.

Cette convention, conclue pour une durée de 3 ans, vise notamment la mise à disposition des espaces du réseau des Instituts français en RDC à la CNDH, pour l’organisation de conférences, séminaires, colloques et journées d’études pouvant faire intervenir des experts français et congolais ; le renforcement des capacités de la CNDH, en mobilisant des structures françaises de formation, ainsi que le soutien à la stratégie nationale de réforme de la justice et de promotion des droits de l’homme.

Mwamba Mushikonke Mwamus a indiqué à cette occasion que ce partenariat est conforme aux attributions de la CNDH, à savoir développer des réseaux et des relations de coopération avec les institutions de la République, les organisations locales, nationales et internationales poursuivant les mêmes objectifs. Cet acte, a-t-il mentionné, revêt une très grande importance, d’autant plus qu’une franche collaboration entre les deux parties prenantes contribuera grandement à la promotion des droits de l’homme en RDC.

Avant de clore son propos, Mwamba Mushikonke a adressé ses remerciements à l’Institut français qui, a-t-il fait savoir, a bien compris le message selon lequel la CNDH est l’affaire de tous, et qu’elle a de ce fait besoin de l’apport de tous pour avancer. Pour le président de la CNDH, cet acte témoigne de l’intérêt pour chacun de
contribuer à l’émergence d’un Etat de droit et constitue un signal fort de la détermination commune de voir chacune des instituions accomplir sa mission dans un climat de complémentarité.

Philippe Larrieu a indiqué pour sa part que ce partenariat dépasse les limites de la capitale, étant donné qu’il s’étend à l’ensemble des Instituts français du pays (Lubumbashi, Bukavu, Goma), qui vont apporter leur soutien à la CNDH. Il a rappelé à cet effet que la défense des droits de l’homme est un axe essentiel de la diplomatie
française, étant donné qu’il s’agit des concepts, des valeurs indivisibles, universelles, partagées partout dans le monde. Mais cette promotion, a-t-il expliqué, ne peut se faire qu’avec des institutions solides, crédibles, en vue de permettre un dialogue entre le peuple et ses autorités.

Il sied de rappeler que la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a été instaurée par la loi organique du 21 mars 2013 portant institution, organisation, et fonctionnement de la Commission. Elle est une institution d’appui à la démocratie, indépendante, pluraliste, apolitique et dotée de la personnalité juridique. Avec une autonomie administrative, financière et technique, la CNDH a pour mission de veiller au respect des droits de l’homme et des mécanismes de garantie des libertés fondamentales.

Myriam Iragi