L’industrie du crime s’est trahie

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Bon nombre d’observateurs n’avaient pas suffisamment réfléchi sur la face cachée des détails présentés par le chef de la Police Provinciale de Kinshasa comme premiers éléments pouvant aider les enquêteurs dans la recherche de la vérité sur les causes de la mort de cet activiste des droits de l’homme. Selon le Général OLEKO, le corps sans vie du Directeur Exécutif de l’Ong Voix des Sans Voix avait été découvert avec à ses côtés des préservatifs intacts et d’autres déjà utilisés, des morceaux des ongles postiches et des aphrodisiaques. Une démonstration visant à salir l’image de marque et la réputation de l’infortuné avec comme toile de fond l’intention de brouiller les pistes pouvant conduire les enquêteurs vers la vérité.

Comme un certain Mbuyi « Chapiteau »….

Malheureusement pour ceux qui avaient monté cette stratégie, le cas de cet activiste des droits de l’homme rappelle bien d’autres victimes dont les corps avaient été découverts dans les circonstances semblables des faits et des lieux. Il y a quelques années, les services de la Police nationale avaient découvert par hasard un corps sans vie placé dans une voiture de marque Mercedes dont les portières et les vitres étaient fermées. Comme pour le cas sous examen, un détail intéressant et significatif : c’est la présence des préservatifs intacts et déjà utilisés juste à côté du corps de l’infortuné MBUYI communément appelé le Chapiteau, une figure très connue dans les milieux de l’UDPS et cadre supérieur à la Régie des Voies Aériennes affecté à l’aéroport international de Ndjili. La dite voiture avait été abandonnée sur le terrain de football situé le long du Boulevard Lumumba juste à côté de l’Institut Papa Diacre TSOBO dans la Commune de Matete. Les passants ne faisaient pas attention à cette scène croyant tout simplement avoir affaire à une voiture en panne qui est restée curieusement dans cette position pendant plus de deux jours jusqu’au moment où des odeurs nauséabondes ont attiré des curieux. C’est ainsi que le corps sans vie du nommé MBUYI avait été découvert. Malheureusement, à part l’identification de la victime, les enquêtes se sont butées à l’absence d’éléments pouvant conduire vers les criminels et le ou les commanditaires toujours tapis dans l’ombre. Le mystère est demeuré entier et intact sur les causes de ce meurtre odieux.

La similitude des faits et des lieux entre le cas de Floribert CHEBEYA et celui de Mbuyi dit Chapiteau est pour le moins troublante. Tout d’abord dans la mesure où les deux corps sans vie ont été découverts dans un lieu ouvert, à  l’intérieur des voitures appartenant aux deux victimes et dans lesquelles la police a trouvé des préservatifs intacts et déjà utilisés ainsi que des restes des mèches et des ongles postiches pour femmes. Cela, pour brouiller les traces en vue de diriger les enquêteurs vers les pistes d’un crime à caractère passionnel.

Si Mbuyi Chapiteau conduisait seul sa voiture, par contre Floribert CHEBEYA Bahizire était toujours accompagné de son chauffeur qui est porté disparu jusqu’à ce jour. Voilà le seul point de différence entre les deux cas. En plus du fait que le corps de l’activiste des droits humains a été découvert dans la brousse environnante de la localité de Mitendi à l’entrée de Kinshasa sur la route nationale menant vers la province du Bas Congo.

Si des aveux n’avaient pas été obtenus deux jours après la découverte du corps sans vie de Floribert CHEBEYA et cela à la suite des révélations faites par son épouse au sujet du rendez-vous auquel devrait répondre son défunt mari avec l’Inspecteur Général de la Police, l’on se serait retrouvé devant une énigme. Ces aveux éclairent d’un jour nouveau les crimes portant la même griffe à travers Kinshasa. Ils devraient surtout permettre aux enquêteurs de bien se saisir du fil d’Ariane ainsi découvert pour remonter la filière et débusquer les commanditaires, ceux qui ont planifié ces actions criminelles. Dans une ville où les citoyens commencent à avoir peur de répondre aux convocations de la police ou des services spécialisés sans se faire accompagner pour des raisons de sécurité, de tout leur village, il y a lieu de bien approfondir les investigations si on veut mettre fin à la psychose de la peur.

                           Castro             

 

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