Linafoot/19ème championnat : revenir au championnat à 8 clubs au tour final

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 Enseigne de Linafoot. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo« Le football de la RDC est pris en otage, il faut le libérer », lançait Guibert Paul Yav Tshibal, le dimanche 8 septembre au Fleuve Congo hôtel, dans la commune de la Gombe, avant d’annoncer qu’il se désistait de son poste de président de la Ligue nationale de football (LINAFOOT) ayant même été victime « des missiles à destruction massive ».

 A cette occasion, devant les présidents des Ligues provinciales et les représentants des clubs ayant participé à la 18ème édition du championnat national – écourtée en une seule manche de 13 journées -, le vice-gouverneur du Katanga était subitement devenu volubile : « J’ai été même traité de fourbe et d’hypocrite alors que j’assume des responsabilités importantes. Je mérite normalement des félicitations pour avoir suivi la ligne de conduite de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) au point  d’être vomi par ma propre famille, le FC Saint Eloi Lupopo de Lubumbashi. Il m’a été signifié que même si je passais au cours du scrutin de ce jour, on allait m’éjecter dans quelques jours seulement. Je suis vice-gouverneur de province, le président de la fédération devait en tenir compte et penser au moins à m’informer quand il réunissait les gens. Je l’avais prévenu qu’il se tramait quelque chose contre moi, un membre du TP Mazembe était en train d’être préparé pour prendre la présidence de la LINAFOOT, il m’avait répondu qu’il allait se renseigner et me tiendrait au courant. Depuis ce temps, rien n’est venu de sa part… »

Pas de Lupopo à la LINAFOOT

De son côté, le président des « Cheminots » lushois, Kasongo Lucbeau, s’est également montré offensif : « On doit savoir que le FC Saint Eloi Lupopo est un grand dans ce pays. N’importe quoi ne peut pas lui être imposé. Vous avez vu comment les dossiers du FC Saint Eloi Lupopo avaient été traités. Nous ne prendrons pas part au championnat de la LINAFOOT dont le champion est connu d’avance. Nous trouverons une compétition dans laquelle les textes sont respectés et nous y prendrons part. »

Cette déclaration va dans la droite ligne de celle prononcée par Alphonse Ngoyi Kasanji, gouverneur du Kasaï Oriental et président de Sa Majesté Sanga Balende de Mbuji-Mayi, au lendemain de l’arrêt intempestif de la 18ème édition du championnat de la LINAFOOT : « Des criminels dirigent notre football. Mon équipe était bien placée pour prendre la 3ème place, qualificative pour une Coupe africaine, mais mal intentionnés, ils ont décidé de lui jouer un mauvais coup. Je suis prêt à aller partout pour faire valoir les droits bafoués de Sanga Balende ».

Le comité de compromis mis en place le 2 mars 2013, et dirigé par Yav Tshibal, avait dangereusement embrouillé les choses à l’issue de la 13ème et dernière journée de la manche aller, en publiant le calendrier des 6 journées de la manche retour, étalées sur le mois de juillet. Patatras, cet exécutif s’était retrouvé à une réunion insolite avec les dirigeants de quatre « grands » clubs du pays, au siège de la FECOFA, pour décider de l’interruption définitive du championnat. Des malins avaient avancé, entre autres arguments, l’arrêté ministériel signé en avril 2013 modifiant la limitation de la saison sportive de football qui s’étend désormais du 1er août au 31 mai au lieu du 1er octobre au 31 août.

Lorsque Yav Tshibal, 1er vice-président du comité de gestion de la LINAFOOT depuis 2001, avait marqué ses ambitions d’évincer, le 20 décembre 2010, Charles Mputu, alors numéro un de cette entité sportive, il avait reproché à l’équipe avec laquelle il était pourtant collégialement lié dans la gestion : « Des vices rongent le comité de gestion de la LINAFOOT dans l’organisation du championnat d’élite notamment le non respect du calendrier des matchs au cours du championnat de l’édition 2009-2010, la désignation des arbitres « kamikaze » et les calculs faits en fonction des résultats des matchs 45 jours après pour une prise des décisions fantaisistes. »

Il y a neuf jours, il a été contraint à la démission et remplacé démocratiquement par Simon Kayoyo Umbela, présenté être du TP Mazembe. Celui-ci est épaulé par Jean Kamuema Lubamba, 1er vice-président (Motema Pembe), Célestin Fabien Mpoyi Muayaba, 2ème vice-président (Sanga Balende), Delphin Kikuni Yano, 3ème vice-président (Motema Pembe), José Konbde Luamba, secrétaire national (V.Club), Antoine Mbala Luzizila, secrétaire national adjoint (V.Club), et Jeef Kapondo Kantanga, trésorier (Mazembe).

8 clubs au tour final

A suivre les uns et les autres, ce beau monde paraît aujourd’hui bloqué sur la formule à utiliser à cause simplement de l’entêtement à maintenir contre vents et marées le désastreux championnat direct à 14 clubs qui l’a pourtant précipité dans le gouffre. Son existence même est menacée. Une fausse honte est de croire qu’il ne faudrait pas se remettre en question en reconnaissant que cette tentative a lamentablement échoué comme l’avait été celle d’une épreuve à 16 clubs, tentée en 1990 et 1991, déjà à titre expérimental. Corriger une lourde faute comme celle créée par ignorance lors des saisons 2011-2012 et 2012-2013, sortirait le football de grosses difficultés dans lesquelles il a été précipité.

Dans le contexte actuel, la formule adaptée demeure celle de constituer quatre poules pour dégager les deux premiers clubs aux classements en vue de les mettre dans un championnat direct à 8 ou trois poules dont les deux premiers constitueront un tour final à 6 clubs. Elle est moins coûteuse bien que des problèmes n’ont évidemment jamais manqué… Entre-temps, comme naguère, chaque équipe sera de nouveau inscrite dans le championnat de sa Ligue provinciale pour lui redonner la sève qui lui avait été retirée par une mauvaise perception des choses. Ainsi, les clubs redeviendront compétitifs, surtout ceux qui ont le visa africain dont la moyenne pour les joueurs remonterait à 45 voire 55 matchs par saison, si l’on prend en compte ceux qui fournissent des éléments aux différentes équipes nationales, les Léopards. La preuve est que le FC Saint Eloi Lupopo avait joué les quarts de finale en Afrique en 2004, l’AS V.Club en 2009, le DC Motema Pembe en 2010 et l’apothéose avec le TP Mazembe, vainqueur de la Ligue des champions en 2009 et 2010. Pourquoi cracher sur quelque chose qui a déjà produit ses preuves ?

SIKI NTETANI MBEMBA

1 COMMENT

  1. Permettez moi de vs dire que j`aime bcp le football congolais.Je suis tres decu de tous les denouements:interruption de la manche retour, non respect des texts etc…commel`a dit les presidents de lupopo et de balende.Rassurez vs notre foot n`ira pas loin tant que ses dirigeants se prostitueront pour vclub.
    Voudriez vs me dire pourquoi « elima » n`est pas relegue et pourquoi « st Luc » l`a ete?C`est une question profode pcq les textsqui regissent notre foot changent chaque jour a la tete des faibles comme « st Luc »…ce sont des choses qui ne se font pas en Zambie; en Belgique et moins encore a travers le monde.Que fait on qd une equipe ne se presente pas au terrain? Et que faire qd vtre propre text qui regit le foot n`est pas suivi comme cette manche retour non jouee?Donc depuis le depart on le savait deja.Vclub a voulu changer de reglements le jour de la finale retour contre bantou 2-2 a Kin au sujet des buts comptant double…match aller 0-0 a Mbm … Regrets,regrets regrets

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