L’INA et le CWB honorent Tabu Ley, Lutumba, Kabasele,  Luambo…

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Après un premier ballon d’essai en 2014, l’INA, le Centre Wallonie Bruxelles « CWB » et d’autres structures comme le CMCT reviennent à la charge avec la publication du second recueil des partitions musicales de la rumba congolaise. Pour ce « remake », l’INA et consorts ont jeté leur dévolu sur Luambo Makiadi (Polo, Liwa ya Wetshi), Lutumba ( Mabele, Maya), Bombenga( Lipopo ya banganga), Tabu Ley ( Mokolo nakokufa, Bato ya Congo), Jeef Kabasele (Carrefour Addis Abeba), Tshala Mwana (Malu), Mpongo Love (Bakake), Mayaula (Chérie Bondowe) et Koffi(Phaseur).

La « rumba parade », volume 2, a été présentée  officiellement au public au CWB le vendredi 9 juin 2017 en fin de matinée. La déléguée du CWB, Kathryn Brahy, a souligné que la rumba congolaise est un genre musical qui entraîne plusieurs courants musicaux derrière lui. C’est dans ce sens que le CWB, l’INA…. se sentent obligés de la soutenir.  En somme, l’objectif de cette démarche est d’amener l’instance faîtière en la matière d’inscrire un jour  la rumba  dans le patrimoine mondial de l’humanité.
Visiblement ravi, le DG de l’INA, Yoka lye Mudaba, n’a pas caché sa
joie de voir Kathryn Brahy faire ce plaidoyer. Usant volontiers de
l’emphase, il a relevé que le premier recueil ( 11 chansons) a été un
enfant prématuré, fragile et résistant.
La seconde édition est une revue corrigée du premier volume. A priori
beaucoup plus fouillée, elle a une couverture décorée, abondamment
illustrée,  contient 13 chansons pour 98 pages.
Cerise sur le gâteau, a fait remarquer le DG de l’INA, cette
anthologie a recueilli les signatures prestigieuses des célébrités
comme le président du Conseil d’Administration des instituts
supérieurs techniques et artistiques, le prof Mpeye, le directeur pays
de l’Unesco en RDC, Abdourahmane Diallo…..
Félicitant dans la foulée le chef de section musique à l’INA Jean
Romain Maluengo et le conseiller principal du CWB Braine Tshibanda
pour avoir largement contribué à  leur manière à l’élaboration de
cette nouvelle plaquette des partitions musicales de la rumba
congolaise, Yoka a rappelé que plusieurs  férus de l’art d’Orphée ont
déjà publié des écrits sur la musique congolaise.
La particularité du travail réalisé par l’INA et le CWB, a indiqué
Yoka,  est  d’avoir réussi à faire le décodage et l’encodage des
œuvres retenues.
En réalisant rumba parade, volumes 1 et 2, on veut simplement faire un
devoir de mémoire.
«La rumba est synonyme d’ambiance, une ambiance festive. Et la
manifestation d’aujourd’hui illumine les 50 ans d’existence de l’INA»,
a  précisé cet homme des lettres.
Retenu pour baptiser le «  nouveau venu » sur le marché du livre,
Mpeye a laissé entendre que la nouvelle plaquette  est appelée à être
une victime à l’extérieur du pays.
Il a affirmé  ne  pas douter que cet ambassadeur qui est la rumba
congolaise figure un jour dans le registre des patrimoines mondiaux de
l’humanité. Cette reconnaissance va honorer notre pays et l’Afrique
Centrale.
Revenant sur des extraits du texte de Yoka, il a insisté sur la
particularité de l’INA, censée être une antenne sensible bi
directionnelle  chargée de récolter ce qui est sensible et beau en RDC
et ailleurs pour le diffuser.
Baptisant enfin le nouvelle plaquette, il a dit  lui assigner comme
mission : diffuser la joie et les sentiments des Congolais.
Jean-Pierre Nkutu