Likinga « Redo » : la dépouille mortelle à Kinshasa le 25 août

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Likinga-Redo-tres-malade-en-Belgique_full_articlePlusieurs sympathisants du Clan Zaïko et des Congolais vivant en France ont rendu un dernier hommage à l’artiste-musicien Likinga Mangenza alias « Redo », au cours d’une messe de requiem organisée le vendredi 16 août 2013 dans la ville de Reims, où résidait notre compatriote. Afin de permettre à la forte communauté congolaise de Paris de lui témoigner également cet hommage, le corps du regretté chanteur de charme sera exposé le vendredi 23 août 2013 en l’église St Charles à Blanc Mesnil entre 10h45 et 12h. Le rapatriement du corps pour Kinshasa est prévu le dimanche 25 août aux environs de 17 heures par le vol régulier d’Air France.

 C’est le jeudi 8 août 2013 tard dans la nuit que la nouvelle de sa disparition en France est tombée, renvoyant ainsi la star rejoindre ses amis Mbuta Mashakado, Lengi Lenga dit « Ya Lengos », Bimi Ombale, Teddy Sukami, Enoch Zamuangana, Matima, Dyndo Yogo, etc. au Panthéon des immortels du Clan Zaïko.

Mort à 59 ans de suite d’une longue maladie, il fit ses débuts dans l’art d’Orphée en 1968 au sein de l’orchestre « Les Malou » dans la commune de Kinshasa, puis dans « Sensationnel » aux côtés de Doris Ebuya qui tenait altièrement la guitare solo, Gerry Dialungana à la guitare basse, Ndundu Alhadji à la guitare d’accompagnement, les chanteurs Diavolo et Lovi( Longomba Victor, fils du chanteur du même nom), etc.

A partir de 1971, Likinga marqua une discrète présence dans l’orchestre « Empire Bakuba », renforçant ainsi la section « chant » du trio KADIMA (Kabasele Yampanya dit Pépé Kallé, Dilu Dilumona et Matolu Dode dit Papy Tex). Trois années plus tard, en 1974, le chanteur choisit d’entrer dans l’ensemble Zaïko Langa Langa dont la côte se trouvait, alors, au Zénith. Il se révéla un feu follet de la chanson et composa « Kamanzi ».

Son modus cantandi, se doublant d’un timbre vocal sui generis, il apporta une sensibilité considérable au sein de cette grande formation. De « Yudasi » à « Obi », en passant par « Kamango » et une foultitude d’œuvres à grand retentissement, Likinga Mangenza prouva à suffisance ses qualités d’interprètes hors pair.

            Son style engendra une certaine mode et incita d’autres chanteurs à faire de même au sein de leurs groupes respectifs. Dans le lot de ses nombreux émules, il y eut notamment Lukombo Djeffard, Yenga Yenga Junior, Carlito, JP Buse, Malage de Lugendo, etc.

            Son départ de Zaïko Langa Langa ayant créé un vide énorme, le recrutement de JP Buse Mosongela, en 1982, ne poursuivait qu’un seul objectif : combler cette vacance en obligeant la nouvelle recrue à chanter, coûte que coûte, dans le même registre que Likinga. Le nouveau musicien, en tout cas, s’en acquitta admirablement.

            A la suite d’une sordide histoire de trafic de stupéfiants qui lui valut un séjour carcéral au Portugal, en 1988, Likinga Mangenza réapparut sur la scène musicale et entra dans l’orchestre « Zaïko Langa Langa/Familia Dei », miné par des conflits de leadership.

            Il se décida ainsi de repartir pour l’Europe, où il évolua, désormais, en qualité de musicien indépendant jusqu’à ce que la mort l’emporte.

Tshieke Bukasa

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