Au lieu de s’occuper de son gouvernement : Bruno Tshibala veut déstabiliser l’Udps

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Bruno Tshibala, le 17/03/2017 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Bruno Tshibala, le 17/03/2017 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Deux événements significatifs risquent de salir la soit disant ouverture du congrès de l’UDPS au Centre Maman Mobutu situé sur la 13ème rue de Limete, côté industriel. Si d’une part, la majorité de l’opinion ne se retrouvera pas dans cette cérémonie, de l’autre, il y
a les incidents survenus hier au siège social de ce parti situé sur la 10 ème Rue toujours à Limete, situé du côté résidentiel. Quelle coïncidence fortuite ! Au moment où l’on procède à la cérémonie d’ouverture du soit disant congrès, c’est alors que venus d’on ne sait où et obéissant à on ne sait quel ordre, des éléments incontrôlés ont tenté de placer des scellés sur les différentes portes d’entrée et de sortie de la permanence.

Selon des sources policières, c’est à l’arrivée du secrétaire
général, Jean-Marc Kabund, que des individus se sont rués sur les
portes d’entrée pour l’empêcher d’accéder au siège social. Ce faisant
et pour éviter des accrochages sanglants, le secrétaire général est
allé requérir des éléments de la Police pour remettre de l’ordre au
siège.
Cependant, certains témoins oculaires ont reconnu des visages
d’anciens partisans de l’UDPS, proches de Valentin Mubake et de Bruno
Tshibala. Juste au moment où lui et ses amis se pavanent sur les
différents médias de la capitale pour vanter le principal objectif de
cette manifestation, à savoir la réconciliation, c’est le moment que
choisissent les ténors du pouvoir Kabiliste pour l’humilier
publiquement en lui collant l’image d’un démolisseur du parti qu’il
prétend avoir servi durant des décennies. Comment peut-t-on d’une main
prôner la réconciliation et de l’autre envoyer des éléments pour
barricader le siège social du parti ? Un membre influent de la M.P. ne
s’est pas empêché de s’exclamer : « Si Bruno Tshibala dispose encore
d’un minimum de dignité et de courage politique, il devrait déposer
hier soir sa démission à celui qui l’avait nommé à ce poste ».

Respect strict de la Constitution

D’autre part, en sa qualité de premier ministre, Bruno Tshibala
devrait s’abstenir de poser des actes attentatoires et violateurs de
la constitution et particulièrement la loi sur les partis politiques.
Son prédécesseur, Samy Badibanga a fait montre d’un courage et d’une
honnêteté politique et intellectuelle en créant son propre parti
politique, au lieu de se prévaloir d’une formation où il ne mettra
plus jamais les pieds.
Par ailleurs, Bruno Tshibala, devrait se rappeler les multiples
décisions auxquelles il avait lui-même pris part  pour exclure ou
prendre acte d’auto-exclusion de certains membres ayant posé des actes
similaires à ceux qu’il ne cesse de commettre depuis sa nomination
controversée et cavalière à ce poste.
Il est intellectuellement malhonnête de se prévaloir de quelque chose
sur laquelle l’on ne dispose d’aucune prise. Bruno Tshibala peut-il se
rendre aujourd’hui au siège de l’UDPS pour communier avec les
combattants comme il le faisait il y a dix mois ? A quel titre et en
vertu de quel mandat se permet-il d’ouvrir le congrès d’un parti
politique qui l’a exclu et en lieu et place de la hiérarchie
existante, et officiellement reconnue. La loi sur les partis
politiques interdit à tout membre de s’occuper de son parti politique
durant tout son mandat au sein du gouvernement, pour rester impartial
et au milieu du village en évitant le piège de la politique de deux
poids, deux mesures.

K.K.NT