Libération des prisonniers politiques : seul Chalupa éligible

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Pierre-Jacques-Chalupa-2Au cours d’un point de presse animé en son siège situé sur le quartier Socimat hier jeudi 24 octobre, maitre Kampiamba, président de l’ACAJ (Association pour l’Accès à la Justice)   a déploré  le fait que  seul Chalupa soit éligible pour bénéficier de la grâce présidentielle  

Cet activiste de droit de l’Homme a  fait savoir  que tous les détenus politiques et d’opinions  recommandés par les concertations nationales pour bénéficier de cette grâce présidentielle, Diomi, Nzanghi, Kuthino, Palata, Firmin Yangambi continueront à purger leur peines dans les geôles de Makala.

 Se référant  à l’article 6 de l’ordonnance présidentielle du 23 octobre qui précise les peines non concernées par la mesure de grâce, Kampiamba a relevé que les détenus précités condamnés pour atteinte de sureté, détention d’arme illégale, infraction des violences sexuelles sont d’office exclues.

Kampiamba a demandé au chef de l’Etat qui a promis de libérer les prisonniers politiques de les faire pour décrisper le climat politique au nom de la cohésion nationale de revoir son ordonnance.

Cet activiste de droit de l’homme a souligné la recommandation   des  concertations nationales sollicitant les libérations des prisonniers   précis clairement les noms de ces  détenus politiques et d’opinion.

Il a estimé que cette ordonnance remet en cause la volonté exprimée par Joseph Kabila de consolider la cohésion nationale pour faire face à la guerre à l’est.

Parlant de la cohésion nationale, Kampiamba a fait remarquer conformément au statut de l’opposition que tout acteur qui s’est dit de l’opposition ne peut pas assumer une responsabilité de gestion du pays.

Il a  affirmé sans équivoque  que tout opposant qui entre dans le gouvernement national devient automatiquement membre de la majorité présidentielle.

Il en est de même pour les activistes de la société civile censés contrôler la gouvernance du pays.

Concernant l’affairisme des officiers de l’armée, Kampiamba pense qu’un signal fort devait être donné en traduisant les officiers cités dans le rapport de la Monusco  dans les réseaux maffieux  devant la justice.

Tout en saluant certains points positifs  de ce discours du chef de l’Etat, notamment sa volonté de lutter contre la corruption, l’impunité, les violences sexuelles, il a plaidé pour le renforcement  de l’indépendance de la justice, seul remède pour éradiquer  tous ces fléaux qui rongent  la société congolaise

ERIC WEMBA

1 COMMENT

  1. Les politiciens doivent éclairer l’opinion de l’entendement qu’ils ont de la notion de prisonnier politique. Si pour eux prisonnier politique égale politicien en prison, nous somme là dans une situation d’injustice grave où seuls les politiciens disposant des moyens de pression et de medias peuvent obtenir gratuitement et moyennant l’activisme politicien la grâce présidentielle. Quand aux faits pour lesquels ils doivent répondre, vive l’impunité.

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