L’historique de «Journée Nationale de la Presse» (PAR LE SG DE L’UNPC, KASONGA TSHILUNDE)

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– Honorables Députés et Sénateurs,
– Excellences Messieurs les Ministres,
– Excellences Messieurs les Ambassadeurs,
– Monsieur le Président du CSAC,
– Mesdames et Messieurs les Présidents des Associations de la Presse,
– Chers Confrères, Chères Consoeurs,
– Distingués lnvités,

 Au nom de l’Union Nationale de la Presse du Congo, de l’observatoire des Médias Congolais et en notre nom propre, nous vous souhaitons la bienvenue et vous remercions très sincèrement pour avoir perturbé vos programmes, afin de vous associer à nous pour célébrer la 32ème Journée Nationale de la Presse.
Mais d’où vient cette Journée ?
 Pour la petite et brève histoire, rappelons qu’à la clôture du Congrès de l’Union de la Presse du Congo, le 22 juillet 1980, les participants s’étaient sentis libérés d’un fardeau : avoir comblé le vide juridique pour avoir doté la profession des textes légaux pour son fonctionnement harmonieux.
 Car, ce Congrès, tenu à N’Sele, du 20 au 22 juillet, avait élaboré les Statuts de l’Union Nationale de la Presse ainsi que les projets de loi sur les modalités de l’exercice de la liberté de la presse en République  Démocratique du Congo ; sur le Statut du journaliste, de la RTNC, de I’ACP et du RENATELSAT, les trois derniers devenant, de ce fait, des entreprises publiques.
 Les lois et ordonnances-lois ont été promulguées le 2 avril 1981. Ce fut une vraie révolution dans le secteur et une aubaine pour les bénéficiaires. Car, c’est à cette occasion que les médias ont été libéralisés, d’une certaine manière, s’ouvrant aux privés qui avaient la possibilité de donner une autre information que celle de louange au Guide Suprême diffusée à longueur de journées par les médias d’Etat.

D’où la création de plusieurs organes de presse, principalement dans la presse écrite, tels que LA PRESENCE CONGOLAISE, UMOJA, LA CONSCIENCE, LE PHARE, KYA, et dans I’audiovisuel, RTKM de notre confrère, devenu entretemps Sénateur, Aubain NGONGO LUWOWO.
 C’est à cette époque qu’est née la toute première Association des Editeurs de Journaux présidée par ESSOLOMWA NKOY ea LINGANGA, Editeur du Quotldien du Soir ELIMA, et Polydor MUBOYAYI ici présent en assumait la charge de Secrétaire Général.
 Voilà pourquoi la corporation avait estimé qu’il fallait faire du 22 Juillet une date historique et la dédier à la commémoration de la Journée Nationale de la Presse.
 Qu’il nous soit permis de rendre un hommage appuyé aux pionniers de cette presse congolaise, constellée d’étoiles, qui brillait au firmament de la presse nationale. Nous citons, entre autres, Gabriel MAKOSSO, Joseph MBUNGU NKANDAMANA. Roger BOLAMBA, LOMAMI TSHIBAMBA, KANDE DZAMBULATE, RaphaëI MPANU-MPANU BIBANDA, MWISSA CAMUS, Philippe ELEBE ma EKONZO, Pascal KAPELLA, Denis MALINGWENDO, et nous en passons.
Le combat a été relayé par d’aussi valeureux d’entre nous, dont notamment : RAMAZANI BAYA, Elvis MUTIRI wa BASHARA, Steph KITUTU O’LEONTWA, Modeste MUTINGA MUTUISHAYI, Diolément SASSA KASA Yl KIBOBA, Pascal NGOMA TANDA di MAKUALA, Paul BONDO NSAMA, Thy-René ESSOLOMWA NKOY ea LINGANGA, Polydor MUBOYAYI, Albert MAVUNGU MALANDA ma MONGO, Paul BASUNGA NZINGA, Gérard EKWALANGA MONGA LlKlï4,… La liste n’est pas exhaustive.


C’est dans cette logique que nous avons jugé utile de donner une empreinte spéciale à cette 32ème Journée qui nous réunit dans ce somptueux cadre du Salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa.
 En effet, dans quelques instants, nous allons procéder à la remise du Prix National de la Liberté de la Presse Lucien TSHIMPUMPU, un Prix d’excellence qui sera désormais décerné aux professionnels des médias qui se seront distingués dans le métier d’informer.
 Ce Prix a été rendu possible grâce à l’appui du Programme lnter-bailleurs (FEl, DFID, la Suède et la Coopération franco-congolaise), programme appelé << Médias pour la Démocratie et la Transparence en RDC ).
 Certains d’entre vous se posent certainement la question de savoir pourquoi avoir associé à ce Prix le nom de Lucien TSHIMPUMPU. Et ils n’ont pas tort de le faire.
 En effet, ce nom, pour nous journalistes congolais voire africains, est prodigieux, parce qu’il rappelle la grandeur de la presse congolaise. Lucien TSHIMPUMPU fut le meilleur d’entre nous. ll voyait trop tout article de presse sous l’angle spécifiquement déontologique. Toute sa vie, il s’est battu pour le respect strict  de ces règles. ll ne cessait d’affirmer qu’un bon journaliste est celui qui n’avance rien sans être en mesure d’en apporter la preuve.
 Sur le plan associatif, il avait toujours sa ritournelle, à savoir. il n’y a pas meilleur moyen de défendre ses intérêts, de développer l’esprit d’entraide mutuelle, de confraternité et de solidarité que de se regrouper en Association.


 Passant de la parole à l’acte, il fut le premier à fonder, le 8 mars 1968, bien avant même l’existence de I’UNPC, la première Association des Journalistes Sportifs du Congo aux destinées de laquelle nous présidons aujourd’hui.
ll fut le premier à fonder, en 1970 à Khartoum, au Soudan, l’Union des Journalistes Sportifs Africains, la défunte UJSA devenue, depuis 2009, AIPS/Afrique, et dont le siège a été transféré, depuis 2005, de Kinshasa à Casablanca, au Maroc.
 Lucien fut le tout premier Africain et, donc, le tout premier Congolais, à siéger au Comité Exécutif de l’Association lnternationale de la Presse Sportive, AIPS en sigle. Nous l’avons relayé il y a quatre ans lorsque nous avons été élu Conseiller de cette Association mondiale de la presse sportive.
 Lucien fut le Secrétaire Général de I’UNPC, poste au titre duquel nous prenons la parole en ce moment devant vous. ll n’y a pas duré parce que, quelques mois après, il a été nommé Vice-ministre, puis Ministre des Sports et Loisirs, combinant cette lourde charge avec la fonction de Président du Comité Olympique et Sportif Congolais.
Les institutions de la République ayant été démocratisées le 24 avril 1990, Lucien TSHIMPUMPU va siéger, après la Conférence Nationale Souveraine, au HCR-PI (Haut-Conseil de la République, Parlement de Transition).


 En 2003, avec l’appui des partenaires, il est mis sur pied un Comité pour préparer le Congrès de la refondation de la presse nationale au vu des dérapages constatés au lendemain de l’avènement de la démocratie, avec pour conséquence le foisonnement des médias et son lot des moutons noirs. Président de la Commission des textes dudit Comité, TSHIMPUMPU était au four et au moulin, sacrifiant son sommeil, pour donner à la profession son arsenal juridique actuel.
 ll n’y a pas mieux pour être immortalisé qu’un homme comme Lucien TSHIMPUMPU wa TSHIMPUMPU qui s’est sacrifié corps et âme pour ses confrères et ses consoeurs. D’une générosité qui n’avait d’égale que son grand coeur, même malade, Lucien n’avait jamais perdu ses très bonnes habitudes de ne proposer à ses hôtes que la « qualité de la vie » avant de penser au légendaire «un peu’ un peu». Voilà pourquoi nous avons estimé que sa mémoire méritait d’être perpétuée.
 Les détails sur ce Prix vous seront donnés, tout à l’heure, par le Président de I’Observatoire des Médias Congolais, Polydor MUBOYAYI, et par le Président du Jury, le Professeur Jean-Chrétien EKAMBO DUASENGE.
 ll ne nous reste qu’à vous réitérer nos sincères remerciements pour votre disponibilité et pour votre aimable attention.

KASONGA TSHILUNDE
Secrétaire Général de l’UNPC

Kinshasa, 23 juillet 2012.

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