L’histoire des pionnières de l’émancipation féminine contée aux Affaires Sociales

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La hiérarchie du Fonds National de Promotion et de Service Social, « FNPSS » un organe technique du ministère des Affaires  Sociales a organisé le jeudi 31 mars 2011 une journée d’échanges et de réflexion  à l’intention des cadres et employés de ladite structure.  C’était pour sensibiliser le personnel sur le sens du combat mené par les pionnières de l’émancipation féminine, et lui rappeler aussi par la même occasion  le rôle qu’il doit jouer pour mieux faire rayonner cet organe.

Cette journée d’échanges a eu lieu au siège du  FNPSS, à Gombe. Qui compte un grand nombre des femmes.  Honorine Pholo Futi, cadre au secrétariat général des Affaires Sociales a représenté le patron de l’administration dudit ministère. On a noté aussi la présence de quelques conseillers du ministre Kambere.

Prenant le premier la parole, Alice Mirimo Kabetsi, a demandé aux décideurs politiques d’emboîter le pas au ministre Kambere.. « N’est- ce pas qu’il a comme directeur de cabinet une dame et plusieurs autres femmes sont ses conseillers ? ».

La directrice générale du FNPSS  a dit ensuite qu’une femme est comparable au sel. Retraçant l’historique de la journée du 8 mars, elle est revenue sur l’histoire de 7 femmes qui avaient commencé à réclamer leurs droits aux USA, plus précisément à New York. Ouvrières dans une usine textile, elles s’indignaient de se voir marginaliser. Leurs cris de révolte ont réveillé d’autres dames d’Europe qui ont commencé à leur tour à manifester. Elle a ouvert une petite parenthèse pour déplorer la mauvaise foi des hommes qui rechignent de débattre  la loi sur la parité au parlement.
La parité est l’une des conséquences de la promotion de la femme.. Elle  a un volet politique. C’est la raison pour laquelle, peu de femmes s’y intéressent, a-t-elle souligné.

Expliquant la manière dont vivent les femmes en RDC , elle a déploré le peu d’attention dont font montre les pouvoirs publics envers elles. L’Etat est appelé à mettre en place des mécanismes appropriés pour éliminer les discriminations dont sont victimes les femmes dans les domaines culturels, économiques et autres.
Mirimo Kabetsi a retracé l’historique du FNPSS pour dire qu’ils ont hérité du passif et de l’actif du Fonds du Bien Etre  Indigène «FBI»  crée en 1947 par les colons belges pour venir en appui aux pouvoirs publics. Conçu pour l’amélioration du bien-être social des nécessiteux, des populations  vulnérables, rurales…., ils ont hérité du  FBI  de 16 orphelinats, 436 dispensaires, 5 sanatoriums, de 21.363 bornes fontaines….
Il ont comme missions : servir  de banque sociale de proximité pour la promotion et la protection des nécessiteux et autres défavorisés, appuyer l’action humanitaire du gouvernement en matière de politique sociale et humanitaire…  

Honorine Pholo est revenue aussi sur les pionnières de 1875 qui à cette époque ont fait bouger le monde. «  Comment est-ce que les femmes ont osé  manifester ? » ne cessaient de dire les grands de cette époque là.  Un siècle plus tard, on commence à récolter les fruits du combat initié par ces pionnières.
Pholo Futi  a parlé du concept « promotion canapé ». Alberte Kasongo, jadis directeur technique au FNPSS a abondé dans le même sens en expliquant les stratégies à utiliser pour s’affranchir du « cuissage ».

               Jean-Pierre Nkutu

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