L’expérience d’une brave veuve diplômée à 54 ans

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 Parmi les lauréats à l’honneur, se trouvait une dame de 54 ans, diplômée d’Etat. Celle-ci a raconté comment elle a eu le courage de reprendre le chemin de l’école en bleu-blanc en 3ème secondaire à l’âge de 50 ans, après avoir interrompu les études depuis l’âge de 15 ans, des suites d’une grossesse. Optant pour le mariage où elle va demeurer pendant plusieurs années, elle se retrouvera veuve à l’âge de 34 ans. Ainsi, appelée à continuer à subvenir aux besoins de ses enfants devenus orphelins de père à un jeune âge, elle se verra obligée d’intégrer une entreprise de la place en remplacement de son défunt mari.

         Et, là, un bon jour, alors qu’elle était à son travail, l’entreprise bénéficiera d’une certaine somme d’argent. Le chef de l’entreprise demandera à ce que la somme soit partagée entre tous les membres du personnel, chacun suivant le montant correspondant à son salaire. A sa grande surprise, au lieu de recevoir plus de 100.000fc, la valeur de son salaire, elle et quelques unes de ses collègues se retrouveront avec 16.000 FC. Pour corriger cette différence qu’elle pensait être une erreur, elle ira voir la personne commise aux comptes ce jour là, pour lui faire part de sa revendication. Malheureusement pour elle, ce n’était pas du tout une erreur, car onlui fera comprendre que c’était bien le montant qui lui était réservé. Le monsieur lui demandera tout simplement si elle avait étudié et si dans sa vie, elle avait réussi à décrocher ne serait-ce qu’un diplôme d’état. Ce sont cette question et cette réponse en même temps, qui seront à la base de tout. Cette simple question éveillera en elle un sursaut d’orgueil et une détermination sans pareille, qui la poussera à reprendre les études à tout prix, en bleu-blanc et au niveau où elle les avait interrompues il y a plusieurs années. Pour décrocher un diplôme d’état en bonne et due forme. Ce sentiment de discrimination en son endroit était tellement fort qu’elle n’a nullement eu honte d’avoir comme condisciples, les élèves n’ayant même pas l’âge de ses enfants. Ceci constitue un exemple qui prouve à suffisance que la volonté est la clé de la vie, mais aussi qu’il n’est jamais tard pour étudier. Tous ceux qui désirent reprendre les bancs de l’école, mais qui pensent qu’il est déjà trop tard pour eux de le faire suite à leur âge avancé, doivent s’inspirer de cette expérience qui mérite largement d’être applaudie et soutenue.

Myriam Iragi

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