Lettre de «Sauvons le RD Congo» à la Francophonie Excellences,

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Nous, Forces Acquises au Changement, FAC, et Société Civile de la RDC, SCRDC, réunies au sein de la plate-forme ‘’SAUVONS LA RDC’’, vous présentons nos civilités ainsi qu’au Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie.
Sauvons la RDC est un regroupement politique et social qui lutte pour l’avènement d’un véritable changement en République Démocratique du Congo, fondé sur un Etat de droit, la démocratie, le respect des droits humains et le développement.
Ce combat, il est utile de le rappeler, rencontre les objectifs poursuivis par la Francophonie tels que fixés par l’article  1er de la Charte adoptée lors de la Conférence ministérielle tenue le 23 novembre 2005 à Antananarivo (Madagascar), notamment l’aide à l’instauration et au développement de la démocratie, à la prévention, à la gestion et au règlement des conflits, et au soutien à l’État de droit et aux droits de l’Homme.
Malheureusement, l’instauration et la consolidation de la démocratie en Afrique en général, et en RDC en particulier, sont mises en mal par les velléités des dirigeants qui veulent demeurer ad vitam aeternam au pouvoir en violation de l’ordre constitutionnel.
Cette situation a conduit le peuple Burkinabé à opérer avec bravoure et détermination  une révolution populaire à l’origine du départ du pouvoir, avant fin mandat, de Monsieur Blaise Compaoré. Et dans ce processus, le peuple Burkinabé a malencontreusement enregistré plusieurs pertes en vies humaines et des dégâts collatéraux importants qui auraient pu être évités si l’ancien Président s’était tout simplement conformé à la Constitution de son pays.
Depuis, des voix s’élèvent de partout, et non des moindres, pour en appeler aux dirigeants tentés par l’idée de violer leurs constitutions de s’y abstenir et d’honorer plutôt leurs engagements solennellement pris.
C’est ainsi que nous avons accueilli avec beaucoup d’intérêt et de satisfaction les dernières prises de position sans équivoque sur la question, notamment celles du Président français François Hollande, du Président Sénégalais Macky Sall, du nouveau Président Burkinabé Michel Kafando, et du Secrétaire général de l‘OIF Abdou Diouf.
Ainsi, nous vous saurions gré d’inscrire cette question à l’ordre du jour de vos travaux et produire une déclaration ferme et solennelle dans le sens de décourager tous ces dirigeants impénitents  qui œuvrent contre le respect des principes constitutionnels en orchestrant des fraudes massives lors des élections et/ou en tentant de modifier l’ordre constitutionnel ou de le contourner pour des raisons personnelles. Nous pensons que cette déclaration devrait également insister sur la tenue des élections dans les stricts délais prévus par les différentes constitutions, sans glissement possible.
Cette prise de position solennelle aura d’ailleurs le mérite de rencontrer l’article 23 de la Charte Africaine de la Démocratie, des élections et de la Gouvernance qui stipule dans son dernier alinéa que ‘’tout amendement ou toute révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteintes aux principes de l’alternance démocratique’’ est passible de sanctions appropriées de la part de l’Union.
L’affirmation d’une telle option, enluminée de sanctions, non seulement rebutera à coup sûr ces potentats d’un autre âge qui ne rêvent qu’à maintenir leur peuple dans l’esclavage mais permettra aussi d’inscrire ce quinzième Sommet dans l’histoire de la Francophonie.
C’est cela aussi l’ambition de la Francophonie. Car, comme le disait à juste titre l’ancienne ministre helvétique des affaires étrangères, Madame Micheline Calmy-Rey, lors du treizième Sommet de la Francophonie à Montreux (Suisse) : ‘’une organisation vit de sa visibilité et de l’influence qu’elle peut avoir… La Francophonie c’est aussi une ambition, celle d’instaurer dans cet espace des Etats de droit, la démocratie, la protection des droits humains et le développement’’. Une vision que partage entièrement le peuple africain.
En vous remerciant du signal fort que vous lancerez sur cette question essentielle pour les peuples francophones, veuillez agréer, Excellences, l’assurance de notre très haute considérations.

Pour SAUVONS LA RDC

Martin M. Fayulu
Coordonnateur des FAC

Christopher M. Ngoyi
Coordonnateur de la SCRDC

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