Lettre ouverte de Serges Kasanda au gouvernement

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En ce moment où le monde met en exergue la transparence et la bonne gouvernance comme incitatif de la croissance économique, socle de tout développement et où le gouvernement de la RDC est plus que déterminé à valoriser les produits miniers de  son sous – sol, en leur accordant une plus – values, avant toute exportation. 

            Le président des diamantaires et Expert – technicien en la matière, le PDG Serge KASANDA, en patriote responsable, éclaire l’opinion sur le PROCEDE DE DESOXYDATION DES DIAMANTS BRUTS AVANT LEURS EXPORTATIONS, procédé, à la base de beaucoup de remous observés ces dernières semaines, dans les milieux des diamantaires tant au pays qu’à l’étranger.

            Tous les diamants du monde avant leur utilisation finale, passent toujours par ce procédé, sans distinction de poids, ni de qualité. Il s’agit d’un procédé qui consiste à rendre aux diamants  leur pureté naturelle et à les débarrasser des scories qui en ternissent l’éclat et réduisent leur valeur. Autrement dit, un diamant désoxydé augmente de valeur, donc la plus value et dans le cas d’espèce, permettra à l’Etat de taxer sa valeur exacte ; Ce qui l’aidera à accroître ses recettes fiscales sur la vente du diamant (maximiser les recettes dues au Trésor public) et à disposer ainsi des moyens dont il a besoin pour sa politique.

            Aucune pierre traitée ne peut ressortir de ce processus avec une valeur moindre. La désoxydation ne donnant que sa valeur exacte, ne peut révéler d’autres défauts que ceux qui étaient déjà présents dans le diamant. 

Ainsi, contrairement aux anti – désoxydation, que Serge KASANDA qualifie de « vendeur d’illusion » qui laissent croire que la désoxydation aura pour effet de faire perdre l’éclat ou la valeur à un certain type de diamant ; intérêts résidant dans la part d’illusion qu’ils représentent et qui permettraient une certaine spéculation sur la valeur, le Président SERKAS juge cette lecture  tendancieuse et non objective. Il affirme, à l’instar de tous les gemmologues du monde que la désoxydation augmente à coup sûr la valeur d’un diamant, sans perdre son poids.

Cela permet de dire que l’Arrêté Ministériel n°0173/CAB.MIN/MINES/01/2010 du 15 Avril 2010 portant désoxydation obligatoire des diamants bruts avant leur exportation, est une mesure importante, en ce moment où les efforts du redressement  de l’économie nationale  sont perceptibles ;

– D’abord dans la mesure où elle permettra de juguler la sous-évaluation à l’exportation au détriment  du Trésor public ;

– Ensuite, elle pourra faire de la capitale congolaise la principale place mondiale du marché du diamant à l’instar des autres unités de désoxydation telles que : TEL AVIV, ANVERS, DUBAÏ,  NEW – YORK ou MUMBAY.

– Enfin, elle pourra faire en sorte que les ressources minérales de la RDC, non seulement profitent à l’Etat mais, aussi à la création des richesses et des emplois en RDC. Pour lui, il est non sens d’exiger l’abrogation de cette  mesure.

            Il fustige cependant le fait que cet arrêté n’est pas accompagné de mesures d’encadrement et de garde-fou nécessaires en vue d’éviter des excès de taxation  dans le chef du Diablanc, l’unique laboratoire privé du secteur, pour le moment.

            C’est ici qu’il  partage les mêmes sentiments de mécontentement et de protestation avec les autres opérateurs miniers, les négociants et responsables des comptoirs sur la taxation irréaliste d’environ 2$USD par carat. Il estime en outre que ce taux asphyxiant pour les opérateurs du secteur, une année seulement après la sortie de la crise financière internationale ayant frappé de plein fouet le minier ; Alors, qu’ailleurs ce taux ne dépasse pas 0,15$USD le carat.

            Cela pourrait avoir une incidence négative tant sur l’activité des négociants et des comptoirs d’achat de diamant que sur le climat des affaires en RDC, en pleine amélioration. Car, exiger 2$ USD sur chaque carat  revient à condamner les opérateurs miniers  à travailler à perte. A titre d’illustration dans notre production le diamant industriel représente 80%, dont le prix excède difficilement 2$UD par carat. Exiger, le nettoyage de ce diamant reviendrait à exiger plus de  100% de son prix de vente, ce qui rendrait ce produit invendable sur le marché international.

            En vue de favoriser l’adhésion des opérateurs concernés et la voir produire les effets escomptés, il suggère au ministre des Mines et au gouvernement de mettre en place de garde-fous, à réguler le prix de Diablanc, en les ramenant au taux raisonnable et d’assurer le suivi de toutes ces mesures d’encadrement au niveau de tous les organes de l’Etat intervenant dans le processus de l’exportation des minerais, (Cadastre minier, C.E.E.C…). en vue de ramener  effectivement au trésor public de recettes voulues et éviter de victimes.

            A titre d’illustration, le prix moyen de nettoyage à Anvers est de 0,10$UD par carat et en Afrique Australe il est de 0,05$UD. DIABLANC pour être raisonnable  devrait fixer son prix au maximum au double des prix précités. 

            En acteur de développement et militant de l’amélioration des conditions de vie de ses semblables, Monsieur Serge KASANDA salue le Président de la République et tout le Gouvernement pour leur détermination à relancer les activités de la Minière du BAKWANGA (MIBA) et pour la protection du patrimoine de la MIBA particulièrement le terrain « MITEMBELE » en proie à la spoliation par le Gouvernement provincial. Cette entreprise qui était le fleuron du développement où battait le cœur de la RDC, est devenue aujourd’hui moribonde. Il s’ensuit une situation grave non seulement pour l’Etat qui est privé des recettes, mais aussi pour la population Kasaïenne qui se voit privée de tant de service social et communautaire, sans oublier la situation calamiteuse des travailleurs de cette société de l’Etat réduits au chômage. 

            Le refinancement de cette entreprise permettra sans nul doute de lutter contre la pauvreté qui a longtemps frappé ce peuple du Kasaï.               La MIBA restera vitale pour la vie de la population  et pour l’Etat Congolais. Une fois ses activités relancées, il faut éviter la gestion calamiteuse de ses mandataires comme par le passé.   

Serge KASANDA LUSAMBA

Président

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