Les « wewa » annoncent une marche le 2 décembre

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Suite aux nombreuses tracasseries routières dont sont victimes les Taxis-motos depuis les mesures prises par le gouvernement provincial de Kinshasa, leur interdisant de circuler le long des artères de la capitale après 19h00,  le Rassemblement National pour l’Epanouissements des Entreprises Congolaises (RANEECO en sigle) a tenu samedi 22 novembre, une  réunion avec les «wewa», afin de dénoncer cette mesure qu’il qualifie d’inconstitutionnelle. Et ce par rapport aux prescrits des articles 12, 34, 35, 36,62.

En effet, comme l’a indiqué Guy André Tshimanga, président national du RANEECO,   plusieurs conducteurs des motos sur toute l’étendue de la capitale se plaignent depuis plusieurs mois d’actes de certains agents de la Police Nationale Congolaise qui, selon lui, sont une véritable tracasserie aux yeux de l’opinion publique. Pour lui, ces dérapages sont non seulement des comportements immoraux, ne permettant pas à l’Etat de sauvegarder son statut de pays de droit,  mais aussi découragent des artisans de continuer leurs activités conformément à la Constitution. Pourtant, l’article 12 de la Constitution stipule que tous les Congolais sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection des lois.
En plus, Certains éléments de la police nationale ont, par cette occasion, trouvé le moyen de déposséder avec violence, les propriétaires des taxis-motos de leurs engins, en les confisquant même avant 19h00, sans préciser la destination.
Guy André Tshimanga a également déploré le fait que plusieurs services, qui avant l’arrivée des taxis-motos avaient d’autres attributions, sont devenus régulateurs de la circulation en lieu et place de la police spéciale. Il s’agit notamment des services communément appelés Bureau 2, police des Polices, éléments des FARDC, la PIR, etc.
Bien que plusieurs conducteurs de ces engins détiennent tous les documents exigés pour exercer leur métier, déplore-t-il, ces derniers se voient marginalisés par ces mesures alors que d’autres véhicules, auteurs de nombreux accidents de circulations ainsi que d’autres incidents circulent librement. « S’il est vrai que l’interdiction  des motos-taxis nocturnes fait suite à un constat malheureux de banditisme opérant à l’aide de ces derniers, il serait logique d’interdire aussi la circulation nocturne de toutes les jeeps et les taxis-bus, qui ont été précédemment utilisés par des malfaiteurs avant même l’avènement des taxis-motos», a estimé Guy André Tshimanga.
Face à cette situation, il a fait savoir à l’assistance que le Raneeco a récemment écrit une lettre au 1er président de la Cour Suprême de Justice, afin qu’il abolisse ces mesures qui, selon lui, violent l’esprit et la lettre de la Constitution.

Décision prise par le RANEECO

Eu égard aux éléments ci-dessus, le président national Raneeco a appelé les autorités compétentes à autoriser dès ce lundi 24 novembre 2014 :
-la libre circulation des taxis-motos,  peu importe l’heure ;
-la restitution de toutes les motos confisquées ;
-la présence d’un seul service de régulation routière, à savoir la PSR.
Dans le cas contraire, ajoute-t-il, tous les «wewa» de la capitale, munis de leurs motos, effectueront une marche le 02 décembre 2014, du rond point Huileries jusqu’au ministère de l’intérieur.
Selon Guy André, cette marche aura un seul objectif : demander la démission du  gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta, pour violation de lois sur la liberté de circulation.

Perside Diawaku

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