Les violences sexuelles et la prévalence du VIH en recul en RDC

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De retour du siège de l’Organisation des Nations-Unies à New-York, Bijou Mushitu Kat a restitué, le vendredi 3 avril 2015, les contours de l’intervention de la RD Congo lors de la 59ème session de la Commission de la femme (CSW 2015), au Forum de haut niveau réservé aux ministres de Genre et aux Chefs de Délégations des Etats membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie, et enfin, au forum EWEC (Every Woman Every Child) où il était question d’évaluer la « santé de la Reproduction » chez les femmes. Au cours de toutes ces rencontres, la ministre du Genre a démontré à ses interlocuteurs les prouesses de la RDC, qui a diminué très sensiblement la mortalité infantile et de la maman lors de l’accouchement.

Avec Zaïnab Bangoura, représentante du Secrétaire général des Nations-Unies en charge des violences en période de conflits, Bijou Mushitu Kata réaffirmé le retour progressif de la paix dans la partie Est de la RDC. D’où la diminution des violences dans cette partie et le reniement d’épingler Kinshasa comme « capitale internationale du viol ». « C’est aussi cette position que nous allons défendre au prochain forum de haut niveau des ministres du Genre de l’Union Africaine (U.A), qui aura pour thème ‘L’Evaluation des 10 domaines critiques et du choix des thèmes nationaux au niveau africain…, Femme, Science et Technologie’ », a-t-elle appuyé.
Revenant à son intervention du haut de la tribune des Nations-Unies, Bijou Kat a dévoilé à l’assistance quelques entraves à la promotion des femmes et, de ce fait, devant faire l’objet d’actions spécifiques. Il s’agit, entre autres, de la pauvreté, le déficit de l’éducation, des violences sexuelles et celles basées sur le genre, des conflits armés, de la santé, du VIH/Sida, du statut social et juridique de la femme, etc. «Des objectifs stratégiques doivent être adoptés et des actions menées afin de surmonter les obstacles rencontrés pour la promotion du Genre, bien que la RDC ait pris, un peu de retard pour atteindre à bon escient l’idéal, à cause des guerres recrudescentes», a indiqué la ministre.
Néanmoins, a-t-elle fait noter, malgré que 61,2% des femmes vivent en-dessous du seuil de pauvreté, des efforts sont continuellement entrepris pour lutter contre la féminisation de cette pauvreté, alors que des politiques et stratégies sont mise en place pour l’intégration de la dimension genre dans la planification et la budgétisation sensible et l’autonomisation économique de la femme.
Dans le secteur de l’éducation, Bijou Kat a dit que le taux de scolarisation dans l’enseignement primaire a connu une évolution positive et l’on a observé la baisse de l’écart entre garçons et filles. De 75% en 2010 à 90,5% en 2012, la RDC est en voie d’atteindre (l’idéal) les 100%.
Quant aux violences sexuelles basées sur le genre, elle a déclaré «J’ai dit que la lutte contre les violences basées sur le genre a toujours fait l’objet d’une profonde préoccupation de mon pays, malgré des pesanteurs socioculturelles, d’une part, et des crises sociopolitique notamment les conflits armés, d’autre part (…) les femmes congolaises ont toujours pris part à toute les rencontres ou les Congolais négocient la paix, en vue de se conformer à la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations-Unies ».

Au sujet de la pandémie du millénaire, le VIH/SIDA, la représentante de la RDC à New-York a souligné : « la prévalence du VIH/SIDA a sensiblement baissée, passant de 2,57% en 2011 à 1,1% en 2014 grâce à la sensibilisation et au dépistage volontaire, la création des centres de traitement ambulatoires, la distribution gratuite des antirétroviraux».
Tout en indiquant que le Gouvernement insiste sur l’obligation de l’éducation gratuite pour toute les filles jusqu’à l’âge de 16 ans au moins, elle a souligné qu’il poursuit la sensibilisation de la communauté nationale contre les mariages et les grossesses précoces.
Qu’en est-il de la situation juridique et du Statut social de la femme congolaise ? A cette question, la ministre du Genre a reconnu qu’en RDC, les rapports sociaux des sexes sont défavorables à la femme, car l’indice de la condition de la femme (IDISA, 2012) est de 42%. « Le Gouvernement de la RDC s’est dotée en 2006 d’une Constitution qui consacre la parité et entend entreprendre des réformes législatives pour se conformer à cette disposition », a-t-elle promis.
Tshieke Bukasa