Les veuves du feu Djelo Empenge s’empoignent pour la rente du défunt

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Quatre ans après la mort du professeur de droit DjeloEmpenge Jean-Claude Victor, de l’Université de Kinshasa, et ancien ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, ses veuves s’empoignent devant la justice, à cause de la rente de veuvage. Mme OsakoNsonga Julienne a saisi le Tribunal de grande instance de Gombe en contestation de la qualité de Mme DikodjaEkanga Antoinette, comme deuxième épouse légitime du défunt. Elle soutient que son feu mari n’a jamais divorcé avec elle pour se remarier avec sa rivale précitée.

            Cette affaire inscrite sous le RPA 19260/18.096 a été renvoyée  au 28 octobre, pour entendre l’ancien bourgmestre de Limete qui avait célébré le mariage civil de feu DjeloEmpenge avec sa deuxième femme DikodjaEkanga. Il convient de signaler qu’à cette audience de remise, trois médecins de la clinique universitaire qui avaient soigné le professeur avant son décès, pourront comparaître afin d’éclairer le tribunal sur ce dossier.

            En somme, il y a un différend qui oppose les deux veuves de feu DjeloEmpenge, étant donné que toutes deux veulent bénéficier des avantages et de l’héritage laissé par leur feu mari. La première conteste la seconde. C’est ainsi que pour voir clair dans ce litige, le tribunal va entendre les témoins précités, à titre des renseignants.

            A l’audience publique d’hier mardi 14 octobre 2014, l’officier du ministère public a procédé au jeu des questions-réponses aux parrains qui avaient assisté au mariage civil du défunt et de sa seconde épouse. Il a voulu connaitre s’ils étaient présents lors de la célébration de ce mariage. A cette question, le parrain et la marraine ont répondu par l’affirmative et confirmé que c’était devant l’officier de l’état civil. Toutefois, ils étaient absents lors du mariage coutumier. S’ils avaient accepté de parrainer ce mariage, c’est au vu du jugement de divorce.

            La première femme avait quitté le toit conjugal pour aller s’installer à l’église de maman Olangi pour des raisons non fondées. A cette époque-là, le couple habitait au plateau des professeurs, avant de loger à Mont Ngafula, puis  à Limete. La séparation était déjà confirmée sur papier, ont-ils martelé.

            En ce concerne le nœud du litige, les avocats de la partie Antoinette DikodjaEkanga ont fait savoir que feu DjeloEmpenge Jean-Claude Victor, avait pour femme OsombaOsako Julienne. Et dans leur union, ils avaient eu 11 enfants. Mais plusieurs années après leur relation de mariage, le défunt avait constaté un comportement dangereux dans le chef de son épouse. Non seulement elle intoxiquait ses enfants avec des histoires contre leur père, mais les poussait à se rebeller au motif que c’est un « féticheur » qui vivait dans le monde mystique. Il était envoûté et avait un esprit de freinage, etc.  A l’instigation de leur mère, les enfants avaient brûlé toute sa bibliothèque soit disant que ce sont des documents d’envoûtement. Sa femme a alors quitté la maison pour s’installer à l’église de maman  Olangi. C’est ainsi que déçu par ce comportement, le professeur avait saisi le Tribunal de paix de Matete pour obtenir un jugement de divorce. Et les deux parties avaient comparu devant ce juge. Une décision de divorce sera prononcée contradictoirement et signifiée à toutes les parties au procès. Et en 2001, ce jugement sera exécuté, il y a eu un certificat et une attestation de divorce qui étaient élaborés à la connaissance de tous.

            Et deux ans et demi plus tard, le professeur fut remarié à Antoinette DikodjaAkanga. En 2007, après ce mariage, la première épouse avait fait appel contre la décision de divorce. Alors que le délai du jugement était déjà forclos. Au lieu d’interjeter son appel dans le délai de 30 jours comme le  prévoit le droit civil congolais, elle l’a fait après des années en violation de cette loi. Elle n’avait jamais diligenté  son appel à l’endroit de son ex-mari pour permettre au tribunal d’examiner sur l’opportunité de cet appel parce que le prof était encore vivant. C’est ainsi que cette affaire était éteinte. C’est après le décès de son ex-mari en 2010 que OsakoNsombo avait saisi le Tribunal de paix de Ngaliema pour revendiquer sa qualité d’épouse légitime du défunt, sans savoir que le jugement de divorce était coulé en force de la chose jugée, toutes les voies de recours étaient déjà épuisées.  Elle a déjà perdu la qualité de l’épouse légale du défunt parce qu’il a eu déjà divorce, ont soutenu les avocats de la seconde épouse. Ils ont révélé que  cette première après avoir saisi le juge du Tribunal de paix de Ngaliema,  avait obtenu gain de cause. Et la seconde avait saisi à son tour  le juge d’appel du TGI/Gombe en contestation de cette décision. Le juge du second degré après avoir examiné ce dossier, avait annulé l’œuvre du premier juge.  C’est comme cela que la première épouse est revenue en opposition, au motif que le jugement en appel a été rendu en son absence par défaut. En clair, c’est à l’issue de ce jugement rendu par défaut que la première a introduit son recours. Elle avait également saisi le parquet général de la République pour dissipation de la rente de veuvage par sa rivale. Et le PGR après avoir examiné cette affaire, avait  relevé que la première épouse n’avait pas la qualité de contester la qualité de la seconde  épouse, parce qu’elle n’est plus femme du défunt, ont fait savoir les avocats de la seconde épouse.

            De l’autre côté de la barre, les avocats de la première épouse, OsakoNsongo Julienne ont fait savoir que feu DjeloEmpenge ne s’était pas remarié comme le soutient la partie Antoinette Ekanga. Il avait eu plutôt des trous des mémoires. Et pour appuyer leur argumentaire, ils ont brandi l’attestation médicale élaborée par trois médecins à la clinique universitaire. Ce document médical atteste que le défunt souffrant avait perdu ses facultés mentales.

            C’est pour cette raison que le tribunal a renvoyé l’affaire et a invité les renseignants pour éclairer sa religion.

Murka

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