Les Universités du Cepromad en conseil à Masina : le chirurgien Ahuka plaide pour la médecine de proximité

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UNIVERSITE DU CEPROMAD (UNIC).jpg.1347302423885Les recteurs et directeurs généraux…. provenant  de quatre coins du pays et   membres  du Conseil d’administration du réseau des universités du Cepromad  sont en réunion extraordinaire depuis le mardi 25 mars 2014 au siège général desdits établissements, à Masina.

Au menu :  des discussions sur les actions à mener dans les dix années à venir, l’application de la loi cadre consacrée au nouveau système LMD ( Licence, Master, Doctorat) …. Cette  réunion  prend fin aujourd’hui.

Adoption des travaux en commission, présentation par chaque université de ses objectifs d’ici 2025, … sont les  articulations du programme de ce vendredi.

La journée d’hier jeudi  27 mars 2014  a été marquée par les exposés de l’honorable Nsaman, recteur du Cepromad et du chirurgien Ahuka, vice-recteur du Cepromad/ Kisangani.

Nsaman O Lutu a parlé de l’avènement de l’université au Congo en 1954.  En 1964 , a-t-il affirmé, on parlait de l’université nationale congolaise. De 1964 jusqu’à nos jours, il y a eu  des réformes qui se sont  focalisées sur le volume horaire et le contenu des cours et non sur une réelle modification de notre système universitaire.

En 1969,  il y a eu la  Déclaration de Bologne, avec les tendances nord-américaine et européenne.

Notre enseignement est  généraliste alors qu’il s’est professionnalisé  sous d’autres cieux. La révision du cadre juridique de  l’ESU en l’adaptant aux exigences du LMD,  l’introduction d’un type d’enseignement où l’étudiant s’approprie sa formation  en s’appuyant un peu plus  sur la documentation…..figurent parmi les suggestions proposées par  le coordonnateur général  du Cepromad.

 Chiffres en appui, le prof  Ahuka s’est employé à faire comprendre qu’au regard de l’immensité du pays et de la concentration des cadres universitaires  en milieu urbain,  il est utile de promouvoir  une médecine de proximité.

Avec ce concept, on pourra prendre les médecins généralistes ou des infirmiers aguerris en renforçant leurs capacités dans des filières bien précises comme la chirurgie, l’orthopédie par exemple pour les larguer plus tard dans les coins le plus reculés du pays.  Cette formation accélérée n’est pas une spécialité académique mais une simple compétence professionnelle.

Le cas le plus frappant est celui d’un certain Matondo qui s’est mué en un grand orthopédiste.

Bushabu Kwete, conseiller au ministère de l’ESU et qui avait à ses côtés son collègue Bokula; a félicité ce chirurgien  pour avoir défendu une telle idée. Il lui a conseillé d’en parler avec des décideurs politiques pour voir dans quelle mesure matérialiser ce concept.

Les hôtes de Nsaman ont vu des  compatriotes souffrant du bec de lièvre et qui viennent d’être opérés par le chirurgien Ahuka.

Le Cepromad est implanté aussi  au Congo Brazza.

 Jean- Pierre Nkutu    

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