Les universitaires travaillent sur l’Approche par Compétence

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Une cinquantaine de cadres, enseignants de l’ESU (ISPT, UNIKIN, UPN, IPS…) ainsi que ceux des unités pédagogiques et des unités Formation Emploi de quelques établissements d’enseignement technique et industriel de Kinshasa, viennent d’être renforcées en ‘‘Approche Par Compétence’’(APC). C’était au cours d’un atelier organisé, du 14 au 18 juin à l’hôtel Invest-Presse de Kinshasa, par le Projet d’appui à l’Enseignement Technique et à la Formation Professionnel (AETFP-CTB). Un atelier devant servir d’expérimentation dans la mise en œuvre du processus de reforme du programme éducatif en fonction des besoins réels de terrain. Sur ce point, la RD Congo accuse beaucoup de retard par rapport à beaucoup de pays émergents sur le continent (Tunisie, Maroc, Sénégal…). Toutefois, le processus est en cours d’application dans la quasi-totalité des enseignements techniques et des formations professionnelles de Kinshasa ayant bénéficié des notions de base en formation des formateurs en APC «Théorie, Dynamique, Evaluation » grâce à l’expertise du projet AETFP-CTB en RDC. Du reste, lors de la clôture des travaux, le Secrétaire permanent de la Commission interministérielle de l’ETFP, Michel Sangaso, s’est réjoui de l’embarquement des cadres de l’Enseignement supérieur et universitaire dans ce processus. « Devant la modernisation de l’appareil productif à tous égards face à l’évolution technologique ; que deviendrons-nous si nous n’arrivons pas à adapter nos compétences aux exigences pédagogiques et socioprofessionnelles de l’heure ? Raison pour laquelle des efforts doivent être consentis à l’instar de cet atelier pour nous permettre d’améliorer nos performances afin que les diplômés qui sortiront de notre système éducatif ne connaissent plus le chômage mais plutôt l’embauche. C’est toute la quintessence de l’atelier. Je vous demande encore une fois de capitaliser les recommandations y afférentes pour nous permettre de revisiter tant soi peu nos stratégies de prestations. »

Face à l’intérêt croissant dégagé par cet atelier, Sangaso a émis le vœu de poursuivre la formation avec les cadres universitaires que la chose intéresse  en invitant le Coordinateur de l’AETFP, Joël Leroy « à réorganiser d’autres ateliers pour approfondir davantage ce qui vient d’être débattu, car l’APC est un processus à plusieurs facettes qui va de l’implantation à la mise en œuvre en passant par l’évaluation et la certification. »

Quant au déroulement de l’atelier, Joël Leroy a déclaré : « Je suis très satisfait car cet atelier était composé de gens bien motivés. Je crois avoir atteint l’un des objectifs du Projet AETFP-CTB. »

Néanmoins, pour l’équipe d’experts pédagogues du Projet (Désiré Nkoy, Jean-Claude Ikwa et Augustin Baharanyi) dirigée par Joël Leroy : « Cinq jours ne sont certainement pas suffisants pour une étude qui a pris deux ans d’implication pour la première équipe des formateurs et qui  auront à finaliser, d’autres outils pédagogiques, par exemple, les fiches pédagogiques et les matrices intermédiaires ; au mois de juillet prochain. C’est ainsi que le Projet AETFP-CTB compte organiser pour le même groupe et dans les mêmes conditions de travail, un atelier de finalisation des actions et jeux de rôles, au mois de septembre. Le module complet de travail sur l’Approche par Compétences sera produit à cette occasion où les participants pourront s’en approprier et éventuellement s’en servir pour des formations à venir. » 

 Quid de l’APC

Dans les différentes explications dispensées par Joël Leroy, l’Approche Par Compétences (APC) est ainsi définie par paliers. « La compétence est donc cette capacité d’un individu donné ou un groupe d’individus de mobiliser des ressources pertinentes, pour résoudre avec succès une situation complexe contextualisée. Au-delà du sens commun, lorsque nous disons ressources, il faut entendre, d’abord, les différents types de savoirs… savant, technique, comportemental, pratique… ; les connaissances, expérientiel. Ensuite, les habilités en tant que combinaisons, semi complexes, de ressources «automatisées». Puis, les stratégies et toute aide extérieure, utilisée ou potentielle, par l’apprenant (documents, personnes, Internet…). Enfin, n’oublions pas les avoirs !  Pour des « situations complexes » en contexte d’apprentissage, la définition la plus simple serait que ce sont « des situations professionnelles, qu’elles soient vécues ou simulées… Mais, en tout cas qui soient proches des situations professionnelles vécues ou à vivre par le futur. Alors qu’un « référentiel consiste à énumérer, à mettre en matrice, à mettre en partition (comme en musique), différentes séries d’éléments nécessaires à la description précise, à la compréhension et à l’expression d’un métier, de ses compétences et donc de ses ressources, d’un programme de formation, d’évaluation… »     

Eddy Kabeya

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