Les trois objectifs prioritaires de la BCC enfin dévoilés

0
109

Les trois objectifs prioritaires du Plan stratégique de la Banque centrale du Congo, que le gouverneur Jean-Claude Masangu vient d’assigner à l’ensemble du personnel de l’Institut d’émission pour la période 2010 – 2013, ont  été dévoilés vendredi dernier. Il s’agit en premier lieu, du renforcement  de la gouvernance de la BCC, en vue d’assurer ses missions en toute responsabilité et transparence. En second, c’est le renforcement de la capacité institutionnelle de la BCC, afin de fournir des services de qualité à toutes les parties prenantes.

Et enfin, le développement du système financier national, afin de répondre aux exigences des économies modernes.
Pour s’assurer qu’il y a une parfaite synergie entre les différents services de la banque et qu’il y a aussi une parfaite cohérence entre tous les objectifs, le patron de l’Institut d’émission a décliné ces derniers en objectifs immédiats ou intermédiaires, ainsi qu’en objectifs fonctionnels ou opérationnels pour chaque organe intervenant.

Le succès de ce nouveau plan stratégique repose, sur sept valeurs auxquelles doit s’arc-bouter le fonctionnement des organes de la Banque centrale. Il s’agit de la probité, la responsabilité, la compétence, la crédibilité, l’intégrité, la transparence et l’efficacité. D’autres valeurs ont été greffées à ces dernières, à savoir la disponibilité des ressources humaines, matérielles, financières et technologiques, ainsi que l’efficacité du suivi et de l’évaluation de chaque objectif.

 Pour en arriver là, la BCC a mené plus de trente réformes  et introduit une série d’innovations dont entre autres, la réforme monétaire de 1998, avec l’unification de l’espace monétaire, l’introduction du Franc congolais et la ré-intermédiation financière, après l’amorce d’un processus d’assainissement, de consolidation et de restructuration bancaire.

La mise en place en 2004 du système d’information et de gestion intégré Navision en 2010, le logiciel Banking Supervision Application, le logiciel de télécompensation ISYS en 2011, et d’ici deux ans, le système RTGS.
Sur le plan comptable, le nouveau plan comptable, le guide et référentiel comptables et d’ici deux à trois ans, de nouvelles normes internationales IAS/IFRS seront d’application à la BCC.
Et sur le plan du cadre légal et réglementaire, plusieurs lois et instructions ont été votées.
Grâce à la mise en œuvre de cet outil privilégié de référence qu’est le plan stratégique, la BCC pourra devenir une institution bancaire moderne et innovante, exécutant sa mission avec responsabilité et efficience pour un développement harmonieux et durable de l’économie congolaise.

Le professeur Laurent Munkeni qui a lu ce plan, en a fait une présentation commentée et articulée en cinq points. Il a évoqué les origines de ce plan, le contexte dans lequel il a été dressé, ses axes prioritaires, les principaux mécanismes de suivi et évaluation. Et il a terminé par des brefs commentaires sur ce plan. Pour lui, quelques déterminants immédiats et structurels ont concouru à l’élaboration de ce plan, dont entre autres l’insécurité, la gouvernance politique et le sous-développement.

Plusieurs défis se présentent à la BCC, confrontée à une rude concurrence dans divers domaines. Elle a perdu la compétitivité sur le plan de l’emploi. Ses cadres sont attirés par les cabinets politiques et les sociétés privées. Pour restaurer l’efficacité de la BCC, il préconise le retour au bercail de sa « diaspora ».               
Il faut s’assurer de la conformité des objectifs du plan avec les attentes des bénéficiaires, a-t-il recommandé aux cadres et dirigeants de la BCC

                                                       J.R.T.

LEAVE A REPLY

*