Les rivières de Kinshasa menacées

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Les cours d’eau qui ceinturent la ville de Kinshasa répondent tous au même décor : leur pollution par des immondices. Qu’il s’agisse des rivières Tshuenge, Mokali, Nsanga, Ndjili, Matete, Kalamu, Bitshaku-Tshaku, Gombe, Makelele, Lukunga ou autres, leurs lits charrient des quantités incroyables de sachets, boîtes de conserve, mitrailles, bois morts, feuilles mortes, cadavres d’animaux domestiques, aliments avariés, etc.

Plus grave, des inciviques ont transformé les rivières en déversoirs des matières fécales  provenant de leurs installations sanitaires saturées ou bouchées ainsi que des eaux usées de leurs douches de fortune. En conséquence, les lits de pratiquement toutes les rivières sont envahis par des corps étrangers qui empêchent l’écoulement normal de leurs eaux. Un spectacle désolant s’offre pratiquement au niveau de chaque pont. Il s’agit des montagnes de sachets qui bloquent systématiquement le passage des eaux et provoquent des inondations en temps de pluies.
En marge de la journée internationale de l’environnement, c’est le lieu d’interpeller les riverains de Tshuenge, Mokali, Ndjili, Matete, Kalamu, Bitshaku-Tshaku, Gombe, Makelele, Lukunga… afin qu’ils prennent conscience des torts qu’ils causent à l’environnement urbain. La pollution des eaux des rivières comporte, entre autres conséquences, la complication du travail des usines de traitement d’eau potable, la prolifération des maladies d’origine hydrique,  le risque d’assèchement de certains cours d’eau, l’ensablement des lits, etc.
 
Jacques Kashala (stg/Ifasic)

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