Les professionnels des médias sensibilisés sur l’importance des femmes rurales

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inagozi_genevievePlusieurs recommandations ont clôturé l’atelier d’information sur le Genre, organisé du 3 au 4 novembre 2014, à l’intention des professionnels des médias et des communicateurs par le Ministère du Genre, Famille et Enfant, avec l’appui financier du PNUD. Il s’agit notamment de l’accès des femmes rurales à l’éducation, aux soins de santé, l’amélioration de leurs conditions de vie, la réhabilitation des routes de desserte agricole en vue de faciliter leur travail, leur participation dans la sphère de prise des décisions, leur mise à niveau à travers la formation et l’information, etc.

            En clair, les journalistes et les communicateurs ont été sensibilisés sur l’importance de la femme rurale en République Démocratique du Congo. Au cours de cet atelier, les participants ont été invités  à jouer un rôle fondamental dans la mobilisation de la population en vue de l’amener à contribuer efficacement au développement du pays. Ils ont été formés également pour faire parler les femmes rurales, afin de connaitre les différents problèmes qu’elles rencontrent. Etant donné que ces dernières jouent un rôle déterminant dans la lutte contre la faim et la réduction de la pauvreté dans notre pays. Elles pourvoient essentiellement à la survie économique aussi bien des familles que de l’Etat dans son ensemble, a-t-on indiqué.

            Les orateurs ont tour à tour fait remarquer que la presse a été retenue comme cible de cet atelier parce qu’elle est le quatrième pouvoir, elle a la facilité d’influencer toutes les parties prenantes qui interviennent dans le relèvement du statut de la femme rurale. Elle a la possibilité de se renseigner sur la nécessité de la prise en compte du Genre dans l’édiction des politiques et l’élaboration des projets de développement dans tous les secteurs de la vie nationale. Cependant, a-t-on souligné, les femmes rurales n’accèdent pas facilement aux médias suite notamment à leur niveau d’instruction, et aux coûts de diffusion. Elles rencontrent plusieurs difficultés, notamment, l’inaccessibilité aux crédits, l’analphabétisme, la pauvreté, l’insuffisance des ressources, les difficultés de transformation et d’évacuation des produits, etc. C’est pour cela que les médias ont reçu cette formation afin de pouvoir influencer les décideurs à travers des émissions, des publications des articles en vue de faciliter le travail de la femme rurale.

Il y a lieu de rappeler que lors de l’ouverture de cet atelier le lundi 3 novembre dernier, quatre intervenants ont eu  à traiter différents sujets. Notamment l’organisation et le fonctionnement du ministère du Genre, famille et de l’Enfant, la définition du concept genre, l’importance de la communication dans le milieu rural, etc.

            Le deuxième jour a été marqué par quatre exposés, ainsi que la composition des groupes de travail. Le premier groupe a défini le cadre de collaboration entre le ministère du Genre, Famille et Enfant avec les médias, le second groupe a parlé de l’importance de la communication dans le développement rural, le troisième a expliqué en grande ligne l’action de réduction des inégalités par rapport à la convention relative aux inégalités à l’égard de la femme afin de lutter contre la discrimination. Et le dernier groupe a abordé la question de la pratique de l’approche genre par rapport aux émissions radiotélévisées.

            Il y a lieu de rappeler que c’est dans le cadre de la commémoration de la Journée mondiale de la femme rurale célébrée par la communauté internationale le 15 octobre de l’année en cours, que cet atelier a été  organisé pour communiquer davantage sur cette importante question. Les manifestations officielles en RDC à l’occasion de cette journée commémorative se sont déroulées à Kananga, au Kasaï Occidental.

Murka

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