Les professionnels des médias sensibilisés sur les droits de l’enfant

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Soucieux de préserver le développement harmonieux de l’enfant congolais conformément aux instruments juridiques internationaux et nationaux, le Bureau National Catholique de l’Enfance (BNCE en sigle) a organisé le samedi 25 octobre 2014, dans la salle Sacré-Cœur de la Gombe, un atelier de vulgarisation de la charte des professionnels des médias pour la protection des droits de l’enfant.

Cette rencontre avait pour objectif  d’informer, de sensibiliser les journalistes sur  l’existence d’une charte relative à la protection des droits de l’enfant. La présentation de cet ouvrage aux journalistes, répond aux multiples  violations des droits de l’enfant, observés dans certains espaces médiatiques.

            Dans son mot d’introduction, au nom de la secrétaire exécutive empêchée, Aimé Adji, directeur de programme du BNCE, a, indiqué que la réalisation de la présente charte découle de plusieurs échanges et discussions  entreprises avec différents professionnels des médias sur la manière  de présenter et diffuser les informations relatives à l’enfant. Le bureau a aussi eu recours à l’Union Nationale de la Presse Congolaise, au Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication et s’est référé à la constitution du pays,  pour l’enrichissement cet ouvrage, a-t-il poursuivi. Il a tenu à rappeler que  ce règlement ne vient que s’ajouter aux différentes lois qui régissent la presse congolaise (UNPC, OMEC, etc.)

Bref aperçu sur la charte

  Présentée par Sergine Rehema, membre du Réseau de communicateurs des droits de l’enfant, la charte des professionnels des médias pour la protection des droits de l’enfant comprend 5 chapitres à savoir :

– Définition des termes clés,

– Devoir des professionnels des médias dans le respect et les droits de l’enfant,

– Pouvoir dont disposent les professionnels des médias dans la promotion des droits de l’enfant,

– Actes à éviter lorsque les enfants sont consommateurs des médias,

– Actes à éviter lorsque l’enfant est acteur des médias.

            Dans  la présente charte, il est par exemple demandé aux journalistes d’utiliser un nom et prénom d’emprunt et de masquer le visage d’un enfant ayant subi des agressions ou préjudices physiques, moraux, ou encore  ayant les caractéristiques telles que : victime d’abus et de maltraitance, auteur d’abus ou d’actes de violences physiques, vivant avec le VIH, accusé ou coupable d’un délit ou crime, etc.

            En plus, les professionnels des medias doivent s’abstenir de diffuser ou publier dans les espaces réservés aux enfants, des images, des sons ou textes empreints de violences physiques ou symboliques, à caractère pornographique ou véhiculant l’horreur.

            Il sied de rappeler que la BICE est une association sans but lucratif, fonctionnant comme un réseau international catholique, engagé pour la promotion et la protection de la dignité et des droits de l’enfant. Il fonctionne en RDC depuis 1996, et  est reconnu sous l’arrêté ministériel n°357/ CAB/MIN/J & DH/2012.  Ce qui veut dire que le Bureau national catholique de l’enfance est une émanation de la structure internationale et assure la continuité de ses actions en faveur des enfants les plus vulnérables.

Perside DIAWAKU

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