Les pluies diluviennes plongent plusieurs quartiers de la capitale dans la désolation

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téléchargementLes habitants des quartiers riverains de la rivière N’Djili ont été surpris dans leur sommeil, tard dans la nuit du 13 au 14 janvier 2014, par une brusque inondation provoquée par des crues de cette rivière. Ces crues sont la conséquence des pluies diluviennes qui se sont déversées sur la ville de Kinshasa et le Bas-Congo. La rivière N’Djili qui draine une grande partie des eaux des ruisseaux et rivières dans le Bas-Congo, accueille, dans sa progression vers la capitale, la rivière Lukaya, au niveau de Cecomaf/Ndjili. C’est ainsi que lorsqu’il pleut abondamment, le lit de la rivière N’Djili s’élargit dangereusement à son arrivée dans la capitale. C’est justement cette situation qui s’est reproduite pendant cette nuit, particulièrement au quartier Ndanu, aux confins de la commune de Limete. Ce quartier est érigé au confluent des rivières N’Djili et Matete.

            En effet, les voisins immédiats de la rivière ont remarqué un envahissement de leurs parcelles par les eaux provenant de la rivière N’Djili. Un rapide examen de l’état du quartier a amené tout le monde à confirmer l’imminence d’une inondation. Car, à plusieurs endroits, la digue qui protège ce quartier contre les crues de ces deux rivières s’était fissurée et laissait déborder des eaux de la N’Djili. Vers 10h00, pratiquement tout le quartier était inondé et le déplacement était devenu pénible. Les véhicules ne pouvaient plus circuler aisément et les motos – d’habitude très nombreuses et prêtes à transporter leurs clients à tous les coins et recoins du quartier – se faisaient rares. La marche à pieds, dans des eaux sales et boueuses était devenue par contre une entreprise risquée, du fait de la présence sur les routes des tessons de bouteilles, des morceaux de barre de fer et de bois. Et cela, jusqu’à la fin de cette inondation. La fourniture de l’énergie électrique a été interrompue pour éviter d’éventuelles électrocutions.

Mieux vaut prévenir

que guérir

            Nombreux sont les habitants de Ndanu qui reconnaissent actuellement les efforts fournis par l’Eglise catholique Saint Bernard. Le curé de cette paroisse a toujours demandé à ses paroissiens d’assainir leur environnement, de construire, s’il en faut, des caniveaux pour faciliter l’évacuation des eaux de ménage et de pluie ; de nettoyer les caniveaux existants. Lui-même a souvent donné l’exemple en initiant le curage du caniveau principal de l’avenue Mwepu et en combattant les nids-de-poules. Malheureusement, ce sont-là des efforts isolés qui ont aussi un impact limité. Dans ce quartier il existe une centaine d’églises, chrétiennes et non chrétiennes, qui peuvent aussi suivre ce bon exemple. Mais, hélas ! Leurs efforts sont tournés vers d’autres objectifs que l’assainissement du milieu.

            Toutefois, cette situation ne s’est pas limitée uniquement à Ndanu. Un simple coup d’œil sous le pont, au croisement du Boulevard Lumumba avec la rivière N’Djili, permet de se  faire une idée des ravages causés par cette inondation : des maisons, rues et avenues immergées. A terme, c’est bien-là une situation qui prépare la survenue de plusieurs maladies qui déstabilisent les familles telles que la malaria, les verminoses, la diarrhée, la fièvre typhoïde, le tétanos, etc. Plusieurs quartiers des communes baignées par la N’Djili souffrent  actuellement de cette situation. C’est le cas des communes de Kinsenso, Matete, N’Djili, Masina et Limete. Nombreux sont les Kinois qui aimeraient voir la ville de Kinshasa et ses communes initier un plan d’’assainissement des rivières de la  capitale et  amorcer un drainage correct des eaux de pluies et rivières. Pour la santé des Kinoises et Kinois, mieux vaut prévenir que guérir.

SAKAZ

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