Les paysans du Bandundu réclament routes, tracteurs, semences et financement

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Pendant 72 heures, les paysans des districts de Kwilu et Mai ndombe ont analysé des questions pertinentes du secteur agricole. Cet atelier s’est tenu dans la salle de réunion de l’hôtel Lenko du 19 au 21 juin dans la ville de Bandundu. C’était un atelier d’échanges et de plaidoyer sur « les infrastructures  rurales et le financement agricole».     C’est le cadre du projet d’appui au plaidoyer agricole et structuration provinciale et nationale du mouvement paysan en République Démocratique du Congo « Agri Congo » que cet atelier a été organisé.

            En effet, ces assises financées par l’organisation non gouvernementale belge Trias avaient pour objectif d’encourager les paysans à la recherche des solutions durables relatives au financement agricole et rurale dans la province. Cependant, la particularité de cet atelier d’analyser  et échanger sur la problématique des infrastructures et du financement agricole en RDC était identifier les défis de financement agricole et des infrastructures afin de relever les éléments du plaidoyer. Notons que les paysans sont regroupés en organisation paysannes (OP) sous la direction de la Fédération des Organisation Paysannes du Bandundu (Fopaband).  Jacques Mitini, président de la Fopaband a donné la quintessence des réalités et difficultés auxquelles les paysans sont butées. Notons que le nœud du problème se situe au niveau des infrastructures puisque toutes les routes de desserte agricole sont en état de délabrement. Ceci est au désavantage des paysans. Cela fait que  les paysans sont à la merci des commerçants (c-à-d ils se débrouillent pour trouver les moyens de transport et imposent les prix aux producteurs. Et, les paysans se laissent faire sinon les produits vont pourrir.

            Quant au financement, les paysans ont lancé un cri d’alarme auprès des autorités provinciales et nationales pour les aider à obtenir des moyens afin de se procurer les semences améliorées, les outils de travail (tracteurs, bèches, houes, etc.). Puisque les institutions de microfinance installées dans ladite province octroient des crédits, avec un taux d’intérêts très élevé. A ces difficultés, on ajoute les agronomes (pour les aider à faire une bonne étude du milieu), procéder à la réinstallation des industries de transformations, les entrepôts, etc.

 Engagement des paysans

            Les participants à ces assises se sont donné la mission de redorer l’image de leur province. Celle d’être «le grenier agricole» comme par le passé. A cet effet, les paysans ont fait des études sur quatre filières à développer à savoir le maïs, le riz, l’huile de palme ainsi que l’arachide. Ils ont tout de même identifié les difficultés dans chaque filière. Vu le coût de ces travaux, ils ont sollicité le soutien du gouvernement et des bailleurs.

 Pistes de solution

            Pour palier cette situation, les participants ont suggéré : au niveau local, augmenter la production, promouvoir la vente groupée, etc.

            Au niveau provincial et national, faire un plaidoyer pour la construction et l’entretien des routes de desserte agricole, la construction des entrepôts dans chaque secteur, alléger les conditions d’accès au financement agricole, et. Puisqu’ils se sont décidés à s’impliquer à tous les niveaux dans le processus du développement de leur province, ils demandent aux autorités provinciales d’orienter les fonds alloués à la campagne agricole vers les organisations paysannes et procéder à l’implantation des villages agricoles dans tous les territoires, avec la participation des paysans. Car, ils sont déconnectés à 100% de toutes les opérations.

             Dorcas NSOMUE envoyée spéciale

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