Les partis libéraux font chorus contre les criminels de guerre

0
27

 

Unis l’espace d’un matin pour la cause de l’Est, leurs divergences politiques rangées dans les tiroirs et solidaires avec les populations meurtries du Nord-Kivu poussées à l’exil et violentées dans les rues, les partis politiques libéraux congolais, aussi bien ceux de la majorité présidentielle que ceux de l’opposition, sont montés samedi dernier, au créneau, au Fleuve Congo Hôtel, pour exprimer leur révolte face à la situation dramatique du Kivu. Ce sentiment de révolte est surtout justifié par le fait qu’en son temps, Olivier Kamitatu et ses partenaires avaient tiré la sonnette d’alarme sur ce qui se passait dans le Kivu, et proposé que soient mises en place des administrations militaires à la tête des districts et territoires menacés de balkanisation, et que soit rappelé notre ambassadeur à Kigali. Si cette proposition avait été acceptée et enrichie par les gouvernants, peut être qu’on n’en serait pas là aujourd’hui. Malheureusement, ils n’avaient pas été écoutés et on a laissé la situation pourrir sur le terrain, jusqu’au jour où nous nous sommes réveillés un jour, avec une nouvelle aussi alarmante qu’insupportable. Goma était entre les mains des rebelles du M 23. Et puis, ce fut Sake qui est tombé sans résistance.

Voilà pourquoi au lieu de se résigner, les partis politiques libéraux congolais Arc, Anader, Pnr, Umr et Urec, ont tu leurs différences d’approche politiques, pour examiner ce qui arrive aujourd’hui à la RDC, dans sa partie Est. A l’issue des réunions marathons de près d’une semaine, ils ont décidé de cracher leur indignation sur les crimes et autres exactions et violences de toutes natures sur les populations meurtries du Nord-Kivu, et réclamer que les crimes de guerre soient traduits devant la justice. A en croire Olivier Kamitatu, on ne peut s’accommoder avec l’impunité si l’on veut renforcer l’Etat de droit et garantir la stabilité de nos institutions.

Dans la foulée de leurs exigences, l’on note la cessation des hostilités sans délai, ni condition, le retrait immédiat des troupes rebelles du M 23 de Goma, et l’élargissement du mandat de la Monusco dans le cadre du chapitre 7 pour permettre à ses forces de faire usage de leurs armes, afin de sauvegarder des vies humaines. Ces partis libéraux congolais ont également plaidé pour l’envoi d’une aide humanitaire de la communauté internationale aux populations victimes des conflits. Pour l’intégrité et l’unité territoriale de la RDC foulées aux pieds par les rebelles du M 23 ; l’Arc, l’Anader, l’Urec, l’Umr et le Pnr exigent le respect des chartes de l’Union africaine et des Nations unies, et réclament que ces criminels de guerre soient traduits devant la justice. Ils en ont profité pour saluer la nomination de Boubacar Gaoussou Diarra, comme représentant de l’Union africaine pour la région de Grands Lacs, à qui ils promettent leur soutien dans ses consultations, en vue de trouver une solution durable et responsable à la crise de l’Est.

Ils en ont appelé à la communauté internationale à faire justice à la RDC, et à se départir de toute forme d’hypocrisie, en condamnant de manière claire et sans équivoque, les agresseurs de la RDC. Les partis libéraux congolais invitent le gouvernement à assumer toutes ses responsabilités, en bon partenariat avec les bailleurs de fonds, en apportant aux Fardc, à la police et aux services publics, les moyens de leurs missions. Enfin, ils exhortent le peuple congolais à faire preuve d’unité et de courage pour relever les défis auxquels il est, afin d’assurer sa souveraineté et son destin commun.

A la question du Phare de savoir quelle option privilégier pour cette crise de l’Est, quand on sait que certains compatriotes sont pour le dialogue avec les rebelles du M 23, d’autres pour la poursuite des combats, Kumbu de l’Anader estime que toutes les options sont nécessaires. On négocie et on ne néglige pas l’éventualité de bouter l’ennemi dehors, par l’usage des armes. Pour l’option diplomatique, a-t-il ajouté, leurs partis politiques vont faire le lobbying auprès de leurs partenaires du Réseau libéral africain dont la présidence vient d’être confiée à Olivier Kamitatu. Ils entendent aussi saisir les membres de l’Internationale libérale, les parlementaires européens et tous ceux qui pourront jouer de leur influence pour résoudre la crise de l’Est.

S’agissant du cas des complicités internes, Kumbu Kumbel de l’Anader a reconnu qu’elles existent et que nos institutions sont infiltrées. Pour lui, il nous revient d’exfiltrer ces complices et de ne pas philosopher au moment où nous recherchons la concorde nationale.

Olivier Kamitatu a par ailleurs condamné l’usage du label de l’ARC qui signifie ( Alliance pour le renouveau du Congo) et que les rebelles du M 23 ont adopté pour leur branche militaire dénommée «l’Armée révolutionnaire du Congo».  Nous n’avons rien à avoir avec ces criminels de guerre, a tenu à préciser le nouveau président du Réseau libéral africain.                 

Jrt

LEAVE A REPLY

*