Les paiements de la Ceni ne menacent pas le marché de change

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Aux sollicitations du marché de change, en termes de devises et de la monnaie locale, la Banque centrale du Congo est intervenue par l’injection des devises qui a permis de stabiliser le taux de change. Cette intervention auprès de banques commerciales, comme il faudrait le rappeler, se chiffrait à 50 millions de dollars. Elle agit comme le levier pour la stabilité de la monnaie.

Et pour conforter ses réserves de change, l’Institut d’émission a procédé au rachat des devises à hauteur de 50 millions de dollars, de manière à ce qu’elle soit en mesure de parer à toute éventualité, et de répondre à certains besoins pressants du marché de change.
Concernant l’approche des élections présidentielle et législatives, les craintes exprimées par certains milieux économiques et financiers de voir le marché de change se retrouver à la fois devant une rareté de devises et une pénurie de la liquidité, ont été balayées la semaine dernière par le gouverneur de la Banque centrale du Congo.

A une question de la presse au sujet de grosses dépenses auxquelles la Ceni doit faire face et qui pourraient perturber le marché de change, Jean-Claude Masangu a rassuré l’opinion. L’Institut d’émission a apprêté les paiements en faveur de la Ceni, car, a prévenu le président du Comité de politique monétaire élargi, l’on doit s’assurer que nous allons aux élections.
Sur le plan monétaire, tout a été prévu par l’autorité monétaire, de manière à ce que nous puissions traverser sereinement la période électorale. Aux commandes de cette grosse machine qu’est la BCC, le gouverneur reste très vigilant, évitant de fausses manœuvres pouvant entraîner un dysfonctionnement du système. Il l’a dit, précisant que tous les scenarii ont été envisagés. Voilà pourquoi à la Banque centrale du Congo, toutes les précautions ont été prises que ce soit pour un retournement de tendances économiques ou une accélération des paiements en faveur des élections.

Le G 20 face au problème de la dette souveraine qui menace l’économie mondiale

Sur le plan national, on s’efforce de maintenir la stabilité du cadre macro-économique. Le Comité de politique monétaire qui, la semaine dernière, a passé en revue toute cette situation économique, a noté que sur le marché des biens et services, il y a eu maintien du rythme hebdomadaire de formation du niveau général des prix à 0,02 % d’une semaine à l’autre. Et ce, après la décélération amorcée depuis juillet. Pour les membres de cet organe-conseil du gouvernement, la prolongation de cette tendance situe le taux d’inflation à 19,33 % contre un objectif révisé de 17 %.
Cette situation a été interprétée comme résultant de la poursuite des politiques macro-économiques prudentes, de l’amélioration de l’offre locale des biens vivriers liée au désenclavement de certains points de production à la suite de la réfection des routes et de la relative accalmie des cours des produits alimentaires et énergétiques observée sur des marchés internationaux.
Le taux d’inflation en termes cumulés, s’est établi à 14,95 % contre 14,93 %, il y a une semaine.

J.R.T.

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