Les organisations des médias réclament à l’IG PNC des sanctions contre les brebis galeuses

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unpcL’affaire de l’agression perpétrée le mardi 22 juillet 2014, sur des agents de Molière Télévision et de destruction du matériel de cette chaîne de télévision, par une escouade des éléments de la Police de circulation routière, continue à faire couler de l’encre et de de la salive, aussi bien dans la ville que dans l’arrière-pays, où certains policiers font pire que des administrateurs de territoires.

            Hier, lundi 28 juillet 2014, trois organisations des médias, en l’occurrence l’Union nationale de la presse du Congo, l’Observatoire des médias congolais et Freedom for journalists, sont allées déposer un mémorandum à l’Inspection générale de la Police nationale congolaise, sur l’avenue de la Justice, où les délégués ont été reçus par l’inspecteur général, le commissaire divisionnaire Jean de Dieu Oleko.

            Cachant mal ses sentiments de révolte, le président national de l’UNPC, Jean Boucard KasongaTshilunde, a profité de cette rencontre, pour transmettre au patron de cette unité, l’indignation de toute la corporation des médias du Congo et du monde scandalisée par les actes de brutalité des éléments de la PCR sur des journalistes qui recueillaient les doléances des motocyclistes tracassés par les policiers. Actes qui témoignent des violations graves du code de déontologie du policier, quant au respect des droits de l’homme. Car, non seulement ils ont agressé des journalistes et des cameramen dans l’exercice de leur métier, mais sont allés plus loin en faisant irruption dans les installations de cette chaîne de télévision où ils ont opéré le saccage de matériels.

            Et comme si cela ne suffisait, ils ont appréhendé quelques travailleurs de Molière Télévision qu’ils sont allés soumettre à d’autres tortures, avant de procéder à un interrogatoire.

Au nom de l’UNPC, l’OMEC et FFJ, Jean Boucard KasongaTshilunde a invité alors les autorités de la police, à travers l’inspecteur général de la PNC, à sanctionner les auteurs de ces agressions, pour éviter des cas de récidive.

            Pour terminer, le président national de l’UNPC  a sollicité plus de sécurité pour les journalistes dans l’exercice de leur profession, qui est protégée par des lois nationales et des instruments juridiques internationaux.

            Après avoir loué pour sa part, la démarche menée par ces trois organisations des médias, le commissaire divisionnaire Jean de Dieu Oleko a reconnu, qu’il y a eu des abus dans le comportement des policiers.

            Selon des précisions obtenues plus tard, auprès de son adjoint le commissaire divisionnaire adjoint Jean-François IssiaBolofe, chargé de l’audit, investigations et évaluation, les auteurs des agressions à Molière Télévision, ont été interpellés le mercredi 23 juillet 2014, à l’Inspection générale de la PNC.

A la lumière de leurs aveux, il relève que les officiers, ainsi que tous les agents impliqués dans cette affaire ont été écroués, avant que leur dossier judiciaire soit transféré à l’Auditorat militaire de garnison de la Gombe où ils devront répondre de leurs actes.

            Pour les casses et autres préjudices physiques causés, le patron de l’inspectorat général de la PNC a laissé entendre que seuls les tribunaux militaires pourront déterminer les montants de D.I. à allouer aux victimes. Il a toutefois, déploré la prolifération des cartes de presse et laisser-passer des véhicules détenus par des non membres. Le commissaire  divisionnaire Jean de Dieu Oleko a invité les responsables des médias à mettre de l’ordre dans ce secteur. L’UNPC a fait savoir que des efforts sont fournis dans ce domaine. A ce sujet, le vice-président de l’OMEC a indiqué que sa structure procède au monitoring des méfaits commis par les médias. Un numéro vert a été dévoilé, – le 0815586187- par lequel le public peut saisir cet organisme pour lancer des alertes.

            Enfin, le directeur de Freedom for journalist, Désiré-Israël Kazadi, a quant à lui, plaidé pour davantage de sécurisation des journalistes par les policiers qui sont chargés d’assurer la protection des personnes et de leurs biens en RDC. Il n’est pas normal qu’ils puissent se transformer en bourreaux des médias.             J.R.T.

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