Les OPJ face aux droits de la personne arrêtée

0
41

 

En collaboration  avec le ministère de la justice, le bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme(BCNUDH) a organisé, hier 12 décembre 2012, au centre de rééducation pour handicapé, à l’intention des OPJ, une conférence débat sur les droits de la personne arrêtée.  Cette activité s’inscrit dans le cadre de la journée internationale des droits de l’homme célébrée le 10 décembre sous le thème« inclusion et droit de la personne arrêtée à participer à la vie publique ».

 Cela étant, les officiers de police judiciaire (opj) ont noté que, contrairement à certaines pratiques, la personne arrêtée a plusieurs droits. Il s’agit entre autres d’être immédiatement informée sur ces droits et les motifs de son arrestation, de ne pas être arrêtée pour un fait d’autrui ni pour un fait ne constituant pas une infraction. De ne pas être détenu dans un lieu qui n’est pas sous contrôle d’une autorité judiciaire. A cela s’ajoute aussi le droit de se faire assister par un avocat. Pour ce qui est des mineurs, ces OPJ ont noté lorsqu’une fois qu’ils mettent la main sur cette catégorie de personne, ce dernier a le droit d’être transférer immédiatement devant un juge civil. Pour ce qui est du rôle à jouer par un OPJ, il est noté qu’entant que policier, il a pour mission de garantir la protection des personnes et de leurs biens. Ceci  sous entend que l’opj doit protéger les droits garantis aux particuliers.

Pour Jean de Dieu Oleko, inspecteur provincial de la police, c’est au sein de la police nationale congolaise que se retrouve le plus grand nombre des Opj. Cette rencontre doit être accueillie avec beaucoup d’intérêt. Elle constitue un acquis pour les officiers de police judiciaire afin d’aider la RDC à être vue comme un pays responsable. Car, là où les droits de l’homme ne sont pas respectés, il y a très peu de considération. Cependant, pour ce qui est de la ville de Kinshasa, il y a lieu de signaler  quelques améliorations en ce qui concerne le respect des droits de l’homme, particulièrement les arrestations et détentions  des citoyens, a poursuivi l’inspecteur provincial. Et cela, grâce aux multiples programmes de remise à niveau et des formations organisés avec l’aide des partenaires internationaux dans le  cadre d’une coopération multi ou bilatérale. Invitant les participants à mieux s’imprégner des échanges, le numéro un de la police kinoise a rappelé  aux OPJ que si une lampe allumée dans l’obscurité demeure la lumière, plusieurs lampes allumées ont un impact.

Yves Kadima

LEAVE A REPLY

*