Les opérateurs miniers de la RDC reprennent confiance

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Les activités de production minière en RDC n’ont pas connu de ralentissement en mai dernier, comme on le craignait, en dépit de la persistance de la baisse des cours mondiaux des métaux enregistrée depuis la fin de l’année dernière. Tels sont les résultats de l’analyse faite par la Direction générale de la politique monétaire et des opérations bancaires de la BCC sur l’opinion des chefs d’entreprise sur l’évolution de la conjoncture de l’économie nationale. Et ce, à travers un sondage des entrepreneurs ciblés dans quatre secteurs à savoir, les industries manufacturières, les industries extractives, la construction et les services. 

Selon cette étude, le pessimisme outré quant à l’évolution favorable de la conjoncture, qui avait caractérisé l’opinion des chefs d’entreprise de ce secteur en avril dernier, s’est atténué nettement  en mai. Ainsi, pour les analystes de la direction des statistiques de la Banque centrale du Congo, d’un mois à l’autre, le solde de leur opinion brute a affiché un fort ralentissement de la baisse, en passant de – 40,8 % à 5,9 %. Cependant, ils notent que la poursuite de la morosité qui se reflète dans les résultats du mois de mai, est expliquée principalement par l’effet conjugué de la persistance du mouvement baissier des cours mondiaux des métaux, à la suite de l’atonie de la demande mondiale de ces produits miniers et le manque significatif de confiance des entrepreneurs de ce secteur évoluant dans la partie Est de la RDC où les conditions sécuritaires demeurent préoccupantes. A l’Institut d’émission, on relève qu’en dépit du mouvement baissier, les cours mondiaux des métaux demeurent globalement rémunérateurs pour les industries extractives exploitantes.
Dans le secteur des industries manufacturières, la Direction générale de la politique monétaire et des opérations bancaires constate que la confiance affichée par les chefs d’entreprise au cours du mois précédent, demeure significativement positive, mais tout en étant marquée par un léger repli en avril. En effet, l’indicateur « solde brut d’opinions » dans ce secteur est passé de 29 % un mois plus tôt à 25,2 % en mai 2012.
Une surprise est cependant venue du secteur de la construction où l’on a noté une profonde détérioration de la confiance des entrepreneurs en mai. Ici, le solde brut d’opinions a chuté à – 68,4 %, après une baisse de – 14,3 %, un mois auparavant.
Cette évolution défavorable tient essentiellement à la détérioration des conditions météorologiques avec l’intensification des pluies enregistrée ces dernières semaines, et au faible engagement des apports de l’Etat qui serait à l’origine du rythme moins soutenu des travaux publics observé particulièrement au cours de ces deux derniers mois.
Le regain d’activité qui caractérise le secteur des services depuis le début de cette année, explique la confiance des chefs d’entreprise qui avait fléchi un mois plus tôt, et qui tend à se renforcer au regard de la nette progression de leur solde brut d’opinions dont on signale qu’il s’est hissé à 46,7 % en mai contre 9,1 % en avril dernier. 
Lors de ces enquêtes économiques pour le mois de mai, les analystes de l’Institut d’émission se sont intéressés également à l’évolution de la conjoncture économique sur le plan international. En effet, ils relèvent un certain optimisme entretenu par des informations rassurantes en marge du dernier sommet du G 8. Au cours de ces réunions très suivies dans le monde, l’unanimité s’est dégagée parmi les Etats membres de l’Union européenne quant au maintien de la Grèce dans la zone Euro et à l’amélioration des prévisions de croissance de l’économie mondiale, selon le FMI. Ils restent convaincus que cette situation augure de la volonté affichée par les dirigeants européens à poursuivre leurs efforts pour trouver des solutions durables à la crise de la dette souveraine.          
 
   J.R.T. 

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