Les opérateurs économiques exposent leurs divergences de vues avec le fisc

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Les problèmes auxquels sont souvent confrontés actuellement les opérateurs économiques du Congo, en rapport avec les assignations budgétaires 2014 et les obligations fiscales des entreprises – tracasseries subies de la part des agents de l’administration fiscale – ont constitué l’essentiel des revendications que les milieux d’affaires de la RDC ont formulé à l’encontre du directeur général de la Direction général des impôts (DGI), Dieudonné Lokadi Moga, qui était entouré à l’occasion de ses proches collaborateurs. La rencontre entre les patrons des entreprises de la RDC et celui de l’Administration fiscale s’est déroulée hier mardi 11 mars 2014, au cours d’une matinée fiscale organisée par la Fédération des entreprises du Congo (FEC), à son siège  (salle Misson) de la commune de la Gombe.

L’administrateur-délégué de la FEC, André Tshiabantu, a dans son mot d’introduction, insisté sur la volonté des opérateurs économiques d’œuvrer pour la création des richesses, des emplois et la lutte contre la pauvreté, la corruption et pour le développement économique  de la RDC. Cela n’est possible, a-t-il fait remarquer, que dans un environnement propice à la prospérité des entreprises, où l’amélioration du climat des affaires ne connaît pas d’entraves et dans lequel est assurée la sécurité juridique et judiciaire. Voilà pourquoi, a indiqué l’Administrateur-délégué de la FEC, l’Association patronale souhaite ardemment le renforcement du partenariat entre son organisation et l’Administration fiscale. Epinglant les revendications des opérateurs économiques, André Tshiabantu a évoqué les divergences de vues sur la taxation des transports routiers, ferroviaires, fluviaux et aériens. Le paiement de la taxe sur le carburant pose un sérieux  problème qui ronge les bénéfices de la plupart des sociétés de transport. L’application de la TVA qui aurait pu se dérouler sans heurts, à en croire de nombreux opérateurs économiques, a créé une série des frustrations. Il en est de même des interprétations de la loi n° 010 et de la loi financière qui mériteraient quelques clarifications.Pour terminer, André Tshiabantu a émis le vœu de voir cette matinée fiscale aboutir à la création d’une Commission mixte des experts de la FEC et ceux de la DGI pour tenter de noter suffisamment d’éléments sur les principaux problèmes soulevés. Il a dit attendre de la part des sociétés, des requêtes étayées par des chiffres. C’est sur base de ces questions que la Commission pourra travailler d’ici la fin du mois de mars qui est considérée comme l’échéance pour le paiement des obligations fiscales de l’exercice 2013.

La loi fiscale est là pour le bien de tous : opérateurs économiques comme Administration fiscale

            Invité pour répondre aux préoccupations des patrons des entreprises du Congo, le patron de l’administration fiscale de la République, Dieudonné Lokadi Moga, a répondu aux réclamations des membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC). Il a tenu à rassurer ses interlocuteurs sur un fait : la foi fiscale actuelle a été élaborée pour assurer la sécurité fiscale, la rapidité, l’économie de temps de démarche et la transparence du processus en faveur des opérateurs économiques et a répondu à toutes les préoccupations des membres de la FEC. De prime abord, il a souligné le fait que cette rencontre entrait dans le cadre du maintien de la communication et du partenariat entre la FEC et la DGI. Il a expliqué l’unification de toutes les échéances de taxes au 31 mars 2014 et la nécessité de l’application de l’impôt sur les bénéfilces et profits (IBP), de l’impôt minimum pour que tout le monde participe au développement du pays et la pertinence actuelle qui veut que tous les opérateurs économiques – quelle que soit leur catégorie d’antant – paient leurs taxes en Francs congolais pour lutter contre la dollarisation de l’économie de la RDC.

            Enfin, le directeur de l’Administration fiscale a noté la bonne évolution de la TVA depuis son institution et insisté sur la nécessité de combattre les produits de la fraude qui ne payent pas la TVA et favorisent la concurrence déloyale. Pour terminer, il a exhorté tous les opérateurs économiques et les agents de l’Administration des impôts à un partenariat de type nouveau, basé sur l’éthique, le civisme fiscal, la responsabilité, la lutte contre la corruption, l’amélioration de la qualité du service rendu à l’usager et le dialogue.

SAKAZ et JRT

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