Les Normalistes en campagne de sensibilisation des pays retardataires

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Les lampions de la 4ème assemblée générale de la commission électrotechnique africaine de normalisation se sont éteints, le samedi 13 septembre 2014 au salon Lubumbashi du Grand Hôtel Kinshasa, sur fond d’une panoplie de résolutions dont la première est l’approbation de l’élection de l’Ivoirien Claude Koutoua en qualité de président de l’AFSEC pour un mandat de quatre ans (2015-2018). Cérémonie solennellement clôturée par le ministre des Ressources hydrauliques et de l’électricité, Bruno Kapandji. Ce dernier a déclaré aux participants que le gouvernement congolais a pris l’engagement de mettre tout en œuvre pour s’approprier les résolutions de ces assises car « sans l’utilisation des normes, on ne peut garantir le bien-être de nos populations ni satisfaire les exigences d’une vraie révolution de la modernité…».

            Dans le lot des résolutions prises à cette réunion de Kinshasa, l’assemblée générale de l’AFSEC a, notamment, approuvé le budget et le plan d’actions 2015-2017, demandé instamment à tous les membres de produire des rapports réguliers sur l’état d’avancement de l’adoption des normes, prié instamment les membres à établir des comités miroirs dans leur pays, à suivre et à commenter le travail des comités techniques de l’AFSEC, décidé d’organiser la prochaine réunion du Comité de direction en 2015 au Ghana. La quatrième assemblée a recommandé au Comité de direction de lancer une campagne visant à sensibiliser les ministères concernés des Etats membres africains sur l’importance et le rôle de l’AFSEC, en fonction des ressources disponibles. Elle a instruit le président et le troisième vice-président à poursuivre les négociations avec l’Afrique du Sud en vue de finaliser la mise en place du siège permanent pour l’AFSEC dès que possible et avant la fin de 2015. Elle a encouragé tous les comités nationaux, et en particulier celle du Soudan à devenir actif dans le travail de l’AFSEC ; etc.

            Créée à la suite d’un effort collaboratif de plusieurs parties prenantes depuis 2005, l’AFSEC étend ses activités dans les domaines de l’électricité, électronique et les technologies associées.

            A en croire ses animateurs, l’AFSEC vise le développement de la normalisation en Afrique et est chargée, entre autres, d’identifier les normes existantes et d’hiérarchiser les besoins de normalisation, d’harmoniser les normes existantes, par l’adoption des normes internationales ou, en cas de besoin, en les adaptant aux conditions africaines. Ella va identifier, en cas de besoin, les projets de normes à être développés par les membres de l’AFSEC aux fins d’adoption, et enfin, de recommander des normes harmonisées aux fins de mise en œuvre par les organes appropriées de l’Union Africaine.

            En RDC, le Comité Electrotechnique National (CEN-RDC) a vu le jour le 25 mai 2012 avec le concours de tous les acteurs congolais intervenant dans le secteur de l’électro technologie. Il est directement le fruit de la participation intensive de l’Office congolais de contrôle (OCC) aux activités de normalisation internationale, notamment en tant qu’«Affilie Plus» au programme de la Commission Electrotechnique Internationale(CEI) pour les pays en développement.

            Cependant, le relais technique de l’AFSEC en RDC est présidé par la Société nationale de l’électricité (SNEL), alors que son secrétariat est assumé par l’OCC. Il offre un cadre de réflexion basé sur un large consensus et aussi une source possible de grandes orientations pour les pouvoirs publics dans la prise des décisions d’un secteur vital au développement de la RDC. Ses domaines d’activités ont trait à l’électrotechnique et à ses multiples applications : magnétisme et électromagnétisme, électroacoustique, multimédia, télécommunications, production, transport, distribution et consommation, énergie électrique, terminologie et symboles connexes, compatibilité électromagnétique, métrologie et aptitude à la fonction, sureté de fonctionnement, étude et développement, sécurité et environnement, etc.

Il convient de signaler qu’à la suite de l’offre de la Commission nationale de l’Egypte, les participants ont unanimement décidé d’organiser la 5ème assemblée générale en 2016 au Caire.                        F.M.

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