Les militaires congolais ont aussi été vainqueurs

1
231

Zemanta Related Posts ThumbnailAu-delà de l’invitation adressée au président de la République par le Roi Albert II la veille de son abdication à prendre part l’année prochaine aux festivités commémoratives de la Grande Guerre Mondiale de 1914-18, il y a deux messages à prendre en compte.

Tout d’abord, cette invitation devrait être placée dans le cadre de la symbolique visant à reconnaitre les mérites des vaillants soldats congolais de la Force Publique dont la contribution à la victoire de 1918 sur les armées allemandes et leurs alliés a été déterminante à plus d’égards. Des hauts faits de guerre reconnus par toutes les puissances de l’époque, notamment les victoires éclatantes sur les armées allemandes et leurs alliés sur des champs de bataille dans les localités de Kigoma, Doruma, Dar-es-alam et d’autres localités en Tanzanie, Luberizi, Sange, Luvungi dans la plaine de la Ruzizi, au Cameroun, en Palestine pour libérer la terre sainte du joug allemand et enfin en Birmanie. Toutes ces victoires ont permis aux Alliés de couper l’Allemagne de ses sources d’approvisionnement en pétrole et en matières premières pour la fabrication des armes et munitions et des véhicules, notamment le caoutchouc, le sisal, le fer, le cuivre, le bois, etc.

Aucun crime de guerre ou contre l’humanité

 Les vaillants soldats de la Force Publique ont été décorés sur les champs de bataille pour leur bravoure, leur discipline et leur combativité pour avoir détruit les positions et les infrastructures militaires des ennemis allemands, pris des prisonniers blancs dont des officiers supérieurs et surtout ils ont pu protéger les populations civiles des localités libérées. Les territoires du Rwanda, du Burundi, de la Tanzanie, du Cameroun et de l’Empire Ethiopien furent libérés de l’occupation allemande et italienne par des troupes congolaises de la Force Publique. On retrouve des traces de ces batailles dans les musées de Tervuren en Belgique et au Camp Kokolo à Kinshasa ainsi que dans les bases militaires de Rumangabo et de Kamina. Essentiellement des armes lourdes et légères, des caisses des munitions, des photos des prisonniers allemands et italiens ainsi que leurs collabos africains et arabes, des chefs coutumiers des territoires reconquis et libérés, des populations libérées et des champs de bataille. Les témoignages concordants signalent que ces vaillants soldats congolais n’avaient commis aucun crime de guerre ou contre l’humanité comme les Rwandais du F.P.R. tout au long de cette guerre d’agression, d’exploitation des ressources naturelles et d’implantation des colonies en RDC depuis l’avènement de l’AFDL.

            Le seul objectif poursuivi par les troupes congolaises de la Force publique avait été la défense de la liberté, du respect des droits humains conformément à la Charte Universelle des Droits de l’Homme rendue publique en 1789 et particulièrement le droit des peuples à vivre librement sur la terre de leurs ancêtres. Bref, les troupes congolaises de la force publique s’étaient engagées dans cette guerre pour combattre les idéologies des conquêtes territoriales professées par l’Empereur de l’Allemagne et son allié italien.

            Le deuxième message de cette invitation concerne les autorités politiques qui gèrent les FARDC. Le président américain Barack OBAMA lors de son récent périple africain a lancé un appel pressant aux autorités congolaises d’accélérer le processus de la formation d’une armée forte, disciplinée et dissuasive pour défendre le territoire national contre les visées expansionnistes de ses voisins de l’Est. Il relayait ainsi les autres cris de cœur lancés par les médias tant nationaux qu’internationaux, des ONG de défense des droits humains et des autres puissances amies de la RDC. Sans une armée forte, dissuasive et bien équipée, il n’y aura jamais de paix au Congo, ne cessent de clamer haut et fort tous les hommes de bonne volonté scandalisés par le comportement irresponsable de ceux qui sont chargés de la gestion de ce pays géant mais aux pieds d’argile.

            C’est probablement pour rappeler au Président Joseph KABILA que l’armée congolaise trimballe une réputation d’une force militaire vaillante, disciplinée et combattive qui a fait des hauts faits de guerre en 1914-18 et 1940-45 que le Roi Albert II lui a lancé cette invitation à la veille de son abdication. Un message mais, mieux, un testament politique à l’endroit de celui qui préside aux destinées de ce pays découvert et construit par son ancêtre le Roi Léopold II.

La Belgique sauvée par le Congo en 1945

Outre la libération des territoires du Rwanda, Burundi, Tanzanie, Cameroun, Ethiopie, Palestine et Birmanie, c’est grâce aux victoires des troupes congolaises de la Force Publique que la Belgique a pu résister en tant qu’Etat pendant la deuxième guerre mondiale. C’est grâce à la victoire éclatante dans la localité de Watsa en Province Orientale par les éléments de la Force Publique contre des armées italiennes de MUSSOLINI venant de l’Ethiopie que la Belgique, alors sous occupation allemande d’Adolph HITLER, a pu résister et ensuite procéder à la reconstruction de son économie après la victoire totale sur l’Allemagne hitlérienne en 1945.  Après la victoire à Watsa au Congo, les troupes de la Force Publique avaient conquis les localités de Gambela, Assossa et Saïo en Ethiopie en chassant définitivement les Italiens. Ce qui permit à l’Empereur Haïlé SELASSIE de revenir sur le trône.

L’invitation du Roi Albert II répond à ce souvenir douloureux mais inoubliable pour les Belges et la famille royale. Cela, grâce aux victoires militaires remportées sur les divers champs de bataille par les troupes congolaises de la Force Publique. Joseph KABILA pourra-t-il capitaliser ce souvenir de fierté, de bravoure et de discipline de ses ancêtres ? Pourra-t-il se servir de ces victoires pour accélérer le programme de la réforme des forces armées et de sécurité en vue de dissuader les appétits gloutons des voisins de l’Est ?

                           F.M.

1 COMMENT

LEAVE A REPLY

*