Les médias s’engagent dans la bataille pour un Congo sans SIDA

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Partant du constat selon lequel les médias, ent ant que quatrième pouvoir, restent faiblement impliqués dans les enjeux liés à la lutte contre le Sida en RDC, le SEN-PNMLS (Secrétariat exécutif national du Programme national multisectoriel lutte contre le Sida), en partenariat avec le RCP (Réseau Congolais des journalistes et Communicateurs pour la Population) et le Comité Sectoriel Culture et Médias de lutte contre le VIH/Sida, ont organisé le vendredi 30 octobre 2015 dans la salle de conférence du SEN-PNMLS, un café de presse sous le thème « les médias engagés dans la mobilisation sociale pour un Congo sans Sida ». C’était dans le but de mobiliser l’attention des cacks la plume, du micro et de la caméra sur les efforts de la riposte nationale de cette pandémie, mais aussi, interpeller les décideurs sur la nécessité de mobiliser davantage des ressources pour permettre au pays d’atteindre l’objectif « 95-95-95 » d’ici 2030.
A l’issue de cette rencontre, les professionnels des médias et patrons de presse, ainsi que le président national de l’UNPC, Jean-Joseph Boucard Kasonga,  ont signé un acte d’engagement individuel pour la contribution de chacun dans la riposte du VIH/Sida de manière active et responsable, par l’intégration des activités liées au VIH/Sida, dans  des programmes de la presse tant audiovisuel qu’écrite, et l’effectivité de leur diffusion selon les prévisions pour promouvoir les bonnes pratiques de communication en matière de lutte contre cette maladie du siècle.
 
Mais avant de passer à l’acte de la signature de cet engagement, les différents participants ont eu un échange fructueux avec les orateurs, experts en matière de VIH/Sida, qui ont tour à tour dans leurs exposés, amené ces professionnels des médias à comprendre le rôle majeur qu’ils ont à jouer dans cette lutte anti-Sida, en raison du potentiel d’information et d’enseignement inégal dont ils disposent à l’intention du grand public grâce à leur pouvoir de large diffusion, mais aussi, comprendre les défis à relever en vue d’éliminer le VIH comme menace de santé publique d’ici 2020.
 
RDC : 1,2% de prévalence selon l’EDS 2013-2014
 
Après le mot de bienvenue du Dr Kapend, secrétaire exécutif national du PNMLS, le Dr Franck Fwamba, directeur du PNLS, a fait état de la situation épidémiologique actuelle de la maladie sur l’étendue du pays. Selon la dernière Enquête Démographique et Sanitaire (EDS), la prévalence de virus (VIH1 plus dominant) est autour de 1,2% pour la RDC. Suivant le contexte, il a noté une évolution de la situation qui quitte la génération sacrifiée vers la génération espoir pour la génération sans Sida. Ce qui signifie que de façon globale, il y a tendance à la baisse de la prévalence dans le pays, qui pourrait arriver à moins de 1%. 
De manière générale, Franck Fwamba a fait remarquer que le virus du Sida est une épidémie généralisée, avec une répartition inégale à travers le pays. Il a souligné un déficit important de connaissance de la part de la population. qui explique le faible taux d’utilisation des services qui sont disponibles, mais peu fréquentés. Il a lancé un appel aux médias de toucher toutes les couches de la population afin de promouvoir ces services.
Quant à l’état et aux défis de la réponse nationale au VIH, le Dr. Kapend qui a développé ce thème a rappelé la vision du chef de l’Etat (zéro nouvelle infection, zéro décès, 0 discrimination et stigmatisation) exprimée au cours du conseil national de lutte contre le sida en juin 2014, qu’il avait personnellement présidée, et qui s’était matérialisée par l’élaboration d’un PSN avec 5 axes d’interventions.
         Pour leur part, Philomène Nkoy Silo, Secrétaire générale à la Communication et aux Médias, Marc Saba, directeur pays ONUSIDA/RDC et Ange Mavula, secrétaire exécutif a.i. de l’UCOP, ont parlé respectivement de la contribution des médias dans la réponse nationale au VIH/SIDA, l’initiative Fast track et sa cible 90-90-90, ainsi que les droits et devoirs des PVVH au quotidien.
         Il sied de signaler que globalement, 440 000 personnes vivent avec le VIH en RDC. Selon l’EDS 2013-2014,  les nouvelles infections durant cette période étaient de 19 327 personnes avec un nombre de décès estimé à 25 505. Tandis que le nombre de personnes sous ARV a été de 101.324 soit une couverture de 32% contre 52% pour celle du service ETME.        Myriam Iragi