Les journalistes outillés sur les problèmes de genre

0
58

Pendant quatre jours, les professionnels des médias ont suivi une formation sur le thème « Genre et Médias ». Organisée par l’Union Congolaise des Femmes des Médias (Ucofem), cette formation a eu lieu à son siège situé vers la gare centrale de Kinshasa, à côté de Soficom.

 Ayant pour objectif d’apprendre aux professionnels des médias, certaines notions sur le genre, souvent ignorées ou encore non prises en compte par leurs organes, cette formation visait également à améliorer la compréhension du terme genre auprès des chevaliers de la plume, ainsi que l’analyse des contenus médiatiques : la publicité, l’apport des médias dans la société congolaise à tous les niveaux,  surtout sur  le plan éducationnel.

Au cours de cette formation, plusieurs questions étaient analysées, notamment : le genre, éducation et formation aux niveaux de la famille, de l’école,  le genre dans les organes de presse (les femmes et hommes au niveau décisionnaire), genre dans les organes de presse (répartition des tâches entre les femmes et les hommes), genre et contenu dans les médias (genre dans les informations et actualité, genre et publicité), médias sensibles au genre (les stéréotypes, occasions manquées, prises de conscience), etc.

Bien que les discussions aient été diversifiées, les participants ont toutefois retenu qu’ils doivent chercher à créer l’équilibre au sein de leurs organes de presse. A cet effet, les formatrices ont exhorté les professionnels des médias à la prise en compte de l’aspect genre dans la récolte des informations, la femme comme responsable de desk, etc. Les journalistes ont déploré le fait que les femmes refusent curieusement de parler lorsqu’on leur tend le micro. C’est à la suite de cette triste réalité que certains journalistes ont justifié leur peu d’intérêt à accorder la parole aux femmes lors des reportages. Pourtant il existe des femmes politiques, mandataires, gestionnaires, bourgmestres, etc, qui peuvent bien s’exprimer et donner des idées ou des opinions pouvant changer les choses au pays.

Le CSAC et la commission de censure interpellés   

Ce programme de renforcement des capacités de l’Ucofem avec les professionnels des médias a été une occasion pour que ces derniers échangent sur la place qu’occupe la femme dans les publicités diffusées dans leurs organes. A l’issue de cette formation, les journalistes ont formulé quelques recommandations. Les concepteurs des publicités doivent apprendre à atténuer ou encore enlever les images obscènes de la femme, quel que soit l’objectif ou la cible à atteindre au travers cette publicité. Les responsables des maisons de presse en ce qui les concerne doivent tenir compte de l’éducation des enfants ou des masses.

Les professionnels des médias sont ensuite montés au créneau pour demander à la Commission de censure et au Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication de faire correctement leur travail, au lieu d’être à la merci des entreprises commerciales. En outre, ces deux instances doivent reconnaitre le caractère éducationnel qui revient à la presse. Car, les médias ont trois principaux objectifs, notamment : informer, éduquer et enfin divertir.

Dorcas Nsomue

LEAVE A REPLY

*