Les hémorroïdes : un complément de malaise pour la femme enceinte

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images (3)La grossesse n’est pas dénuée de petits soucis quotidiens. Durant cette période, les femmes sont particulièrement sensibles aux troubles veineux. Si l’on évoque sans honte ses lourdeurs dans les jambes, la nausée, fatigue, on aborde cependant moins volontiers le problème d’hémorroïdes.

Durant la grossesse, le corps de la femme se modifie beaucoup. Selon les informations fournies par Antoine Mbazi, Médecin  Gynécologue en formation, c’est principalement à partir du sixième mois de grossesse que l’utérus a une taille suffisamment importante pour comprimer les veines de l’abdomen. La circulation sanguine est alors complètement chamboulée et les hémorroïdes ne tardent pas se manifester. A cet effet, il a fait savoir qu’une étude révèle que dans 48% des cas, la grossesse révèle la pathologie hémorroïdale. Quand à sa fréquence, elle varie énormément d’une femme à une autre. Mais on parle d’au moins 1/3 de futures mamans qui seraient concernées durant leur   grossesse.

Dans ce cas, souligne-t-il, le bébé ne court aucun danger mais l’irritation, les démangeaisons, les petits saignements et la douleur liée aux crises hémorroïdaires ne sont généralement pas agréables. C’est ainsi que pour prévenir cette maladie tout au long de la grossesse, a-t-il souligné, les femmes enceintes peuvent  prendre de précautions simples telles que boire beaucoup d’eau, manger des fibres et des fruits. D’après lui, il est important de privilégier de bonnes habitudes de vie afin d’éviter la constipation qui est le facteur principalement incriminé. Et cela concernerait quasiment une femme enceinte sur deux et c’est sans compter que beaucoup d’entre elles ont un complément en fer à prendre qui augmente encore les risques de constipation. Le gynécologue a fait savoir que le second facteur en cause, c’est le retour veineux. Celui-ci est moins bon lorsqu’on est enceinte car le volume utérin est augmenté et les hormones jouent également un rôle dans le mauvais sens. Il a enfin expliqué que si la femme enceinte a des antécédents familiaux d’hémorroïdes, les chances sont minces d’y échapper. Il existe des traitements à prescrire à partir du second trimestre de la grossesse. « Dans tous le cas, il faut  toujours consulter son médecin car en étant enceinte, l’on ne peut se permettre de prendre  de médicaments sans avis médical »

Perside DIAWAKU et Myriam IRAGI  

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