Les habitués de la Compagnie des Intrigants se sont régales de « Apnée »

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 «Apnée » ou blocage volontaire et involontaire de l’inspiration est l’intitulé de la pièce de théâtre interprétée par Jacquie Mukunga, Annie Biasibiasi et Justin Shaumba de la Compagnie des Intrigants le mercredi 22 septembre 2010 dans la soirée à Ndjili au siège du groupe pré cité. 

            Ecrite par le Suisse Rochat, cette pièce a été mise en scène par le directeur artistique des Intrigants, Kulumbi.

             Dominique, une jolie demoiselle d’une vingtaine d’années, se fait engager comme domestique par le couple Clovis et Clotilde. La fille explique à Dominique  que son mari, un peintre  idéaliste et encore peu connu du public, va certainement exploser dans un avenir proche.  Depuis un bon bout de temps, Clovis n’a pas de sensation de faim. Cela date de la période où ils ont perdu leurs deux jumeaux noyés à l’âge de trois ans, indique-t-elle.

Elle ajoute qu’elle preste dans un établissement hospitalier.

            La servante a connu un drame terrible dans sa vie. Son père avait oublié d’éteindre un mégot  jeté par mégarde  sur le tapis. Depuis lors, elle est orpheline de père et de mère.

Clovis comble des cadeaux la jeune domestique. Elle se dit que si leurs jumeaux étaient en vie, ils auraient l’âge de la fille.

            Au fil des jours, Clovis commence à reprendre goût à la vie. « Nous avons de sérieux problèmes conjugaux », a-t-il confié un jour à Dominique, qui a rétorqué que cela ne l’intéressait pas. Le peintre idéaliste recommence à peindre.

            Ayant compris que son époux s’intéresse un peu trop à « l’intruse », elle devient jalouse.  Les deux dames se brouillent  mais finissent souvent par se réconcilier.  Entre-temps, Clovis a peint Dominique. Le tableau est splendide.  Un jour, Clotilde découvre ce tableau et tombe des nues.

            Ne pouvant supporter indéfiniment les scènes de jalousie, la demoiselle décide de s’en aller. La maîtresse de maison use des stratagèmes pour retarder son départ. En réalité, elle cherche à l’éliminer et y parvient. On peut aisément deviner le désarroi de Clovis quand il découvre le corps inanimé de la demoiselle.

            La pièce terminée, les trois comédiens ont été longuement ovationnés par les spectateurs. Qui, une semaine avant, se sont régalés d’une autre pièce écrite par le Suisse Faure. «La guerre ou l’amour ». Elle a été jouée au même endroit.

Jean- Pierre Nkutu

 

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