Les Fwelo réclament la levée de l’embargo médiatique

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Les parents des jumeaux Jessy et Rossy Fwelo, retrouvés morts le 21 mars 2009 dans une piscine à Binza/Macampagne, ont animé, hier mardi 23 février dans leur résidence de Lingwala,  une conférence de presse afin de fixer l’opinion sur les derniers développements du procès qui les oppose à Magloire Kabemba, ancien gestionnaire de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK).

D’entrée de jeu, Joseph Fwelo, père des défunts, a expliqué que face au double refus du président du Tribunal de Grande Instance de la Gombe de permettre aux médias audiovisuels de couvrir ces audiences, il s’est senti dans l’obligation de prendre cette option afin de faire entendre sa voix. « Nous avons constaté que le président du TGI/Gombe a fait droit à la demande des avocats de Magloire Kabemba, alors que nous ne l’avons pas obtenu pour des raisons obscures… » a-t-il indiqué.

Convaincu, par ailleurs, que la justice est rendue sur le territoire au nom du peuple selon l’article 149 alinéa 3 de la Constitution de notre pays, Joseph Fwelo estime que ce peuple n’est pas suffisamment informé de ce qui se passe dans ce procès à cause du président du TGI/Gombe Sibu qui accepte la couverture médiatique des autres procès, à l’instar de ceux de l’Indien détourneur des diamants ou des politiciens bagarreurs, voire des Ukrainiens accusés d’avoir balancer des Congolais dans l’océan, mais s’oppose aux caméras dans l’affaire des jumeaux Rossy et Jessy.

En effet, pour lui, il faudrait quand même que ceux au nom de qui les décisions de justice sont exécutées sachent quelle est la moralité professionnelle de ceux qui rendent cette justice, particulièrement dans cette affaire. « Est-ce que leur conduite est conforme à la loi portant code de conduite de l’agent public de l’Etat ? » s’est-il interrogé, avant de conclure que les audiences dans les cours et tribunaux sont publiques, à moins que cette publicité ne soit jugée dangereuse pour l’ordre public ou les bonnes mœurs. Dans ce cas, le tribunal ordonne le huis clos.

Signalons que les audiences se poursuivent ce jeudi au tribunal avec les plaidoiries. Pendant que la défense du prévenu Kabemba soutient la thèse d’un tragique accident, l’accusation Fwelo soutient mordicus celle d’un assassinat crapuleux, en raison des « présomptions graves, précises et concordantes » dont elle dispose. 

Tshieke Bukasa

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