« Les fourmis ne sont pas une milice ! »

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Le douzième anniversaire du Mouvement de Libération du Congo(MLC), célébré il y a une semaine à la Fikin, a suscité autant des éloges de la part de ses partisans et alliés que des critiques acerbes dans les camps adverses. Face aux multiples invectives adressées à François Muamba, Secrétaire général du MLC, dont l’encadrement d’une milice dite des « fourmis », les 9 fédérations de Kinshasa du parti cher à Jean-Pierre Bemba sont montées au créneau le samedi 6 novembre 2010 pour éclairer l’opinion à ce sujet.

            En effet, dans cette déclaration les présidents fédéraux ont tenu à expliquer d’entrée de jeu que le qualificatif « fourmi », employé par le Secrétaire général adjoint du MLC, Thomas Luhaka, n’est en fait que l’appellation donnée à leurs militants les plus actifs.

 « Croire ou vouloir faire croire que le MLC entretiendrait une quelconque milice serait de la perfidie » ont-ils souligné, tout en rappelant qu’en acceptant les résultats des élections de 2006, le MLC a levé de manière irréversible l’option de faire une opposition forte et républicaine. Faisant noter, par ailleurs, que leur parti ne s’est jamais démarqué de cette ligne de conduite durant ces quatre dernières années, les présidents fédéraux traduisent cette agitation simplement comme la manifestation visible d’un traumatisme

            Concernant le procès en mobutisme fait au MLC, ses cadres se sont dits étonnés que des jeunes mobutistes d’hier, aujourd’hui recyclés par opportunisme en kabilistes puissent renier leur propre passé. « Peut-on avoir été tour à tour président de la JMPR/Liège, membre zélé du FROJEMO et du Groupe de réflexion stratégique du MPR et s’absoudre de tout passé mobutiste ? » se sont-ils interrogés. 

            Enfonçant le clou sur l’état calamiteux de la nation, les cadres du MLC ont appuyé que tous les indicateurs sont au rouge actuellement. Des femmes faites prisonnières dans les maternités ; 80% de nos compatriotes vivant en deçà du seuil de pauvreté ; taux de chômage frôlant les 96,6% ; drames humanitaires observés dans plusieurs provinces (un peu plus de 2 millions de déplacés internes) ; des tueries et meurtres dont une bonne partie sont placés sous la responsabilité du pouvoir (les cas Botethi, Tungulu, Chebeya, Bazana, Ngyke, Maheshe, Bapuwa etc.). Pour les signataires de cette déclaration, la parade consistant à extrapoler la responsabilité du MLC, mouvement politico-militaire dans certains faits de guerre enregistrés durant des temps révolus, leur semble court et démontre en réalité un manque d’arguments pertinents.

Parmi les signataires, on a relevé Pitshou Bolenge (Funa 1), Eugène Kabongo (Funa 2), Fidèle Babala (Tshangu 1), Didier Munkie (Tshangu 2), Dorkas Edjonge (Tshangu 3), Yvon Blanchard Dangbele (Lukunga 1), William Canon (Lukunga 2), Léonie Payi (Mont Amba 1) et enfin, Didier Massamba (Mont Amba 2)

Tshieke Bukasa 

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