Les Fonus dénoncent un « Dialogue régional »

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olengambwaPlusieurs cadres du Fonus (Forces Novatrices pour l’Union et la Solidarité), déclarent avoir suivi avec attention, depuis un certain temps, ce qu’ils appellent le décor d’un « Dialogue régional » que serait en train d’implanter le président de la chambre haute du Parlement, Léon Kengo wa Dondo. Les germes de ce travail de fourmi auraient déjà apparu, selon eux, lors du Conclave de l’Opposition, en juillet dernier, dans la commune de Limete, au cours duquel la modération et le secrétariat technique avaient été dominés par des délégués d’une même province. La Coordination des Concertations nationales a obéi, à leur avis, au même critère provincial.

Autre constat fait par le même groupe : les plus chauds partisans du schéma d’inféodation de l’Opposition à la Majorité Présidentielle se recruteraient parmi les membres de sa province d’origine. Samedi à Fatima, soutiennent-ils, plusieurs d’entre eux ne s’étaient pas gênés de s’afficher publiquement.

D’où les Fonus se demandent si Kengo, en positionnant ses pions aux avants-postes, est chargé de préparer un « Dialogue national » ou un « Dialogue régional ». Les animateurs de ce parti de l’Opposition craignent que le Dialogue national perdent toute sa substance à cause des intérêts égoïstes d’une poignée d’hommes politiques qui font jouer la fibre régionale pour rompre avec le chômage politique.

            Les contestataires exhortent le président du Sénat à changer de fusil d’épaule, car ses initiatives en rapport avec les Concertations nationales font penser à un agenda caché destiné à assouvir ses propres ambitions politiques et celles de ses fidèles.

            Quant au contenu du Dialogue national, les Fonus rappellent à tous le verdict de leur président national, Joseph Olenghankoy, qui a tranché que ce forum devait se réduire à deux personnalités, Joseph Kabila, Chef de l’Etat, et Etienne Tshisekedi, qui réclame la vérité des urnes. La RDC est retombée, selon Olenghankoy, dans la bipolarisation de l’époque de la CNS (Conférence Nationale Souveraine),  qui est à la base de la crise multiforme que traverse le pays. Selon le leader des Fonus, le contentieux électoral exige que les deux adversaires arrivent à se parler et à trouver un compromis politique. Tous les autres politiciens devraient, de son point de vue, se ranger soit derrière l’un, soit derrière l’autre, à l’occasion d’un tel dialogue. Par conséquent, tout ce qui se fait sans l’implication de Kabila et Tshisekedi est sans lendemain.         Kimp

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