Les Fonds vautours et les investisseurs charognards ne passeront pas en RDC

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Le 8 mai 2008 notre Association avait tenu un point de presse au sujet des communiqués et contre-communiqués qu’une firme internationale lançait à travers la presse s’opposant à l’avis de recherche de financement pour la réhabilitation complète des groupes 7 et 8 de la Centrale Hydroélectrique d’Inga/II.

La firme en question prétendait détenir l’exclusivité pour le financement et n’acceptait pas que la SNEL fasse un appel d’avis d’offre.

En parfaite connaissance de ce dossier, notre Association avait émis quelques avis pertinents notamment :

– l’appui aux démarches que menait la SNEL dans la recherche des sources de financements diversifiés et sans exclusive, conformément aux procédures de marché public;

– le soutien à l’attitude de fermeté affichée par le Comité de Gestion de SNEL vis-à-vis d’un ordre manifestement illégal donné par une certaine hiérarchie, de poursuivre coûte que coûte le contrat avec la firme querellée; attitude qui se justifiait au regard de la légalité et de la conduite managériale de l’affaire ;

– notre Association avait appuyé également la SNEL dans sa dénonciation du caractère léonin du protocole que cette entreprise proposait à la signature.

Alors que durant toute l’année 2009, ce dossier SNEL semblait avoir été classé sans suite ; c’est depuis le début de cette année 2010, qu’une certaine presse y est revenue, apprenant curieusement à l’opinion le détournement massif des fonds perpétré par deux mandataires: l’ADG de la SNEL et l’ADF de la SNEL.

Le Ministère Public s’en est saisi dans le cadre de sa mission de protection d’intérêts de la société.

Et depuis le 12 février 2010, ont débuté effectivement les audiences à la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe dans le procès pénal ouvert à charge de Messieurs Yengo Massampu et Muhiya Lumbu, respectivement ADG et ADF de la Société Nationale d’Electricité, pour les préventions suivantes :

Primo : détournement des deniers publics constitués de :

– USD 15.585.329,50 représentant les fonds décaissés par la firme pour la réhabilitation du Groupe 23 de la Centrale d’Inga dans le cadre de la convention de mise à disposition de fonds du 03 novembre 2005 d’un montant total de USD 23.600.357 ;

– USD 6.500.000 composant le crédit obtenu de la Banque Internationale de Crédit pour couvrir les travaux supplémentaires sur le Groupe 23 suite au refus de MagEnergy d’y affecter les fonds encore disponibles sur le crédit ;

– USD 4.100.000 obtenus de Rawbank pour financer les actions d’investissement de SNEL ;

– Euros 2.300.000 prêtés par Afriland Firts Bank pour financer les travaux d’assainissement du réseau électrique du quartier Mont Fleury.

Secundo : destruction des quatre exemplaires originaux de la convention conclue entre SNEL et MagEnergy pour la réhabilitation de 4 groupes de la centrale d’Inga. Cette prévention était mise à charge du seul ADG Yengo.

Lors de différentes audiences qui viennent de prendre près de trois semaines, les accusés et leurs Avocats ont étalé preuves et arguments démontrant l’absurdité de l’accusation et l’absence de détournements des deniers publics.

Nous sommes fiers et heureux d’informer l’opinion publique qu’à l’issue de ces audiences et de la période de psychose qui s’en est suivie, la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe siégeant en matières pénales au premier degré sous le n° RP 586 du 16 mars 2010 a rendu un verdict de non lieu tant en fait qu’en droit de toutes les préventions mises à charge des prévenus, à savoir ; l’ADG Yengo Massampu et l’ADF Muhiya Lumbu.

Pour l’ANEP, la justice a ainsi fait une analyse objective et impartiale de ce dossier tel que nous l’avions démontré dans notre point de presse du mois de mai 2008.

Il apparaît ainsi que Messieurs Yengo et Muhiya respectivement ADG et ADF de Snel ont été injustement et inutilement mis devant la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe siégeant en matières pénales

Comme leçons à ce procès, à l’ANEP nous tirons les enseignements suivants :

– Ce procès sert d’école à tous les mandataires qui devraient le considérer comme une expression de la résistance des gestionnaires des entreprises de l’Etat à toute tentative de bradage du patrimoine des entreprises publiques qui sont également un patrimoine du Peuple Congolais tout entier. Quel bel exemple de Patriotisme.

– En même temps, ce procès permet de laver deux hautes personnalités du pays connues dans leurs milieux de travail pour leur honnêteté et leur rigueur qui ne plaisent toujours pas dans un contexte de crise morale même au sein des entreprises. Comme on le voit, ces personnalités ont été accusés faussement par ceux-là qui cherchent par tous les moyens à faire mains basses sur les entreprises congolaises considérées jusque là par certains comme des biens sans Maître :

– Ce procès devrait également réveiller l’attention de l’Autorité ainsi que des gestionnaires des entreprises appelés à faire grandement attention aux différents types des remèdes de restructuration des entreprises en difficulté que viennent nous proposer certains thérapeutes en l’occurrence des partenariats publics-privés qu’ils sont appelés à nouer avec certaines firmes tant nationales qu’internationales ;

– Ce procès témoigne enfin de la bonne gouvernance des mandataires gênants que sont à cause de cette qualité l’ADG Yengo et l’ADF Muhiya ; bonne gouvernance prônée par le Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur le Président de la République, Joseph Kabila Kabange.

L’ANEP, Organisation Patronale citoyenne s’est toujours rangée du côté des biens publics que représentent les entreprises de l’Etat en transformation. Elle ne cesse d’attirer l’attention du Gouvernement sur la nécessité de sa présence à toutes les phases décisives de la transformation des entreprises publiques.

En conclusion

La vérité qui se cache derrière ce procès est ailleurs. En effet, à travers ce procès, l’honneur et la crédibilité de ces deux mandataires ont été redorés car ils ont défendu avec acharnement les intérêts de SNEL contre des forces prédatrices qui ne leur ont pas pardonné le fait qu’ils soient parvenus à contraindre la firme constituée partie civile d’accepter les amendements au contrat qui allaient dans le sens de la protection des intérêts de Snel.

Dans le même ordre d’idées, l’ADG Yengo et l’ADF Muhiya subissent donc les foudres de ces prédateurs qui, constatant que la stricte application de la convention du 03 novembre 2005 amenuise les revenus indus auxquels ils n’ont pas conventionnellement droit.

Ainsi et en vérité l’objectif visé par ce dossier était d’éliminer de la direction de Snel l’ADG Yengo et l’ADF Muhiya qui constituent des obstacles à des appétits gloutons.

Permettez-nous avant de clore ce point de presse, de remercier et de rendre un hommage mérité aux Institutions du Pays et à tous ceux qui, de loin ou de près ont rendu supportable le climat malsain qui a entouré ce procès et qui ont concouru à son heureux aboutissement à ce stade.

Nous pensons en premier lieu à S.E. Monsieur le Président de la République Joseph Kabila Kabange, qui envoie chaque jour et sans cesse des signaux d’espoir à son peuple et qui ne jure que par la restauration d’un Etat de droit et la bonne gouvernance de la chose publique.

Nous pensons également au Parlement et particulièrement à l’Assemblée Nationale qui a eu à analyser sans passion ce dossier Snel et l’a orienté vers les voies d’équité ;

Notre gratitude va aussi vers le Gouvernement de la République à travers le Premier Ministre, S.E. Monsieur Adolphe Muzito et S.E. Mme la Ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda qui ont maintenu le cap des intérêts de la Snel et de l’Etat dans ce dossier.

La Justice de notre pays mérite dans le cas d’espèce des éloges pour avoir fait montre de son indépendance et de son impartialité devant ce sulfureux dossier. Dans un contexte où les gens ne sont pas toujours tendres vis-à-vis de notre Justice, l’aboutissement heureux du dossier Snel à ce stade fournit les preuves d’un sérieux encrage vers un Etat de droit.

L’Intersyndicale de la Snel et tous les agents et travailleurs de cette société ont été de toute vigilance mais également de toute sérénité, connaissant la vérité. Nous ne pouvons que leur rendre également hommage.

A tout seigneur tout honneur. Nous voudrions rendre hommage également à la presse nationale dans toutes ses formes.

Elle a eu le mérite de mettre sur la table ce brûlant dossier avec parfois certaines vérités, vite rectifiées. Dieu merci.

Les fonds vautours ainsi que les investisseurs charognards ne passeront pas en RDC, Foi de l’ANEP.

L’Administrateur Secrétaire Exécutif,

Prof. Richard Ngub’Usim Mpey-Nka

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