Les femmes sensibilisées sur le processus ITIE en RD Congo

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La coalition « Publier ce que vous payez » a organisé  mercredi 14 janvier au centre Carter, une journée de sensibilisation des femmes sur l’Initiative de transparence dans les industries extractives (ITIE en sigle).  En effet, la tenue de cet  atelier découle du constat selon lequel plusieurs femmes se désintéressent de plus en plus des actions que mène cette structure  sur l’ensemble du territoire national.

A en croire Claude Katende et Léonie Kandolo, principaux orateurs de cette session de formation, le processus ITIE n’est pas seulement l’apanage des hommes mais également  des femmes. Ces dernières ont aussi le droit de connaître et de participer aux débats publics sur les ressources naturelles.  Et cela permettra à celles ayant subit des abus quelconques dans les carrières des mines, à revendiquer l’amélioration des conditions de travail des femmes qui y sont encore victimes.

Les conférenciers ont dans ce même ordre d’idée, exhorté  les femmes à se documenter régulièrement sur la thématique afin qu’elles soient toujours à la page, lors des débats tournant autour de l’ITIE.

Prenant à leur tour la parole, les femmes ont fait savoir que ce désintéressement serait dû à une faible communication auprès de la population, sur l’impact de l’ITIE dans le secteur extractif. Hormis cet aspect, elles ont fait savoir que ce domaine est purement technique avec plein de chiffres, qui feraient croire que c’est un secteur réservé à l’élite et non à toutes les couches sociales. D’où l’importance d’une mise en place d’un plan stratégique pouvant faciliter la sensibilisation et la vulgarisation de ce processus, en des termes plus simples et appropriés aux personnes auxquelles le message est destiné.

 

Bref aperçu sur le processus ITIE

 

Afin de permettre à l’assistance de mieux cerner la thématique, Léonie  Kandolo a renseigné que l’ITIE  est une norme de référence internationale dans les industries extractives qui vise l’instauration de la transparence et de la bonne gouvernance dans le secteur extractif. Trois secteurs sont concernés à savoir : les mines, les hydrocarbures (et le gaz), et les forêts.

Elle a précisé que l’ITIE  fonctionne selon les normes et principes qui définissent de manière générale les objectifs et les engagements de toutes les parties prenantes. Ces dernières doivent remplir des exigences mises à leur disposition pour être déclarées « pays conformes ». Ces exigences intègrent beaucoup de notions liées à la gouvernance, l’amélioration de la transparence, la responsabilité et la redevabilité (obligation de rendre compte)  dans le secteur des industries extractives.

En plus, poursuit-elle, ces normes  obligent les parties prenantes à réduire la corruption et aider les populations qui vivent dans des pays riches en ressources naturelles à bénéficier de leur exploitation.

Bref, Léonie Kandolo a indiqué que l’ITIE a pour but d’assainir le climat des affaires au pays et de favoriser une meilleure prise de conscience du public au sujet des taxes  et des revenus.

Par ailleurs, elle a indiqué que l’ITIE revêt une importance capitale  puisqu’elle instaure un mécanisme de publication régulière des informations susceptibles de lutter contre la corruption  dans les industries extractives. Cela concerne le domaine des impôts, taxes, exportations, les licences, les contrats, etc.

Perside DIAWAKU