Les femmes ingénieurs interpellées par les Cinq chantiers

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Les femmes ingénieurs et scientifiques de la plupart des disciplines techniques, regroupées au sein du Cercle des Femmes Ingénieurs du Congo répondent massivement à cet appel du président de la république.

Elles l’ont déclaré hier haut et fort, à la salle paroissiale de Notre Dame de Fatima, par la bouche de leur vice-présidente, Odette Mbwiti Kasangi. C’était à l’occasion de la sortie officielle de leur cercle, une cérémonie présidée par la coordinatrice du genre, représentant la ministre du Genre, Femme et Enfant en mission à l’étranger.

En effet, après avoir rendu un hommage mérité au président de la république qui ne ménage aucun effort pour accorder une place de choix à la défense des intérêts de la femme congolaise, la vice-présidente de CEFICO a indiqué que fort de cet appui, les femmes ingénieurs et scientifiques du Congo n’ont pas hésité un seul instant pour organiser la sortie officielle de leur association, à l’aube de la commémoration du Cinquantenaire de notre pays. Une façon pour elles d’exprimer, a fait savoir Odette Mbwiti Kasangi, leur détermination à contribuer à la réalisation de Cinq chantiers de la république, ainsi que leur disponibilité à mettre leurs connaissances au service de la nation congolaise.

Dans son allocution, la présidente de CEFICO a pour sa part rappelé l’historique de son association qui remonte à 1985. A cette époque-là, quelques femmes ingénieurs ont décidé de se regrouper pour lutter ensemble contre la discrimination sexiste. Clémentine Tshikwakwa a salué le courage des pionnières qui ont connu de sérieuses difficultés et mis du temps pour se faire accepter dans leur milieu professionnel comme cadres techniques et faire valoir leurs compétences. En dépit des hésitations manifestées dans notre pays, les femmes ingénieurs et scientifiques du Congo ont été appréciées par leurs interventions dans les différents forums internationaux des femmes ingénieurs (ICWES et autres symposiums) qui ont tenu leurs assises à Abidjan, Bulgarie, Japon, Séoul et Ottawa.

Le Cercle des femmes ingénieurs et scientifiques du Congo a pour objet de créer un cadre permettant à la femme ingénieur et scientifique d’échanger avec ses collègues de la RDC et du monde, valoriser le métier d’ingénieur, encourager les jeunes filles à s’orienter vers des sections techniques à partir des écoles secondaires et assister celles incapables de poursuivre leurs études, afin de les guider vers des centres d’apprentissage pour la réduction de la pauvreté.

Tshikwakwa a enfin, fait le plaidoyer auprès des autorités politiques pour la promotion de la femme ingénieur et celle de l’équilibre du «  genre » dans la science et l’ingénierie.

La représentante de la ministre du Genre a quant à elle, mis un accent particulier sur le courage des femmes ingénieurs du Congo à travers leur association appelée à stimuler le leadership de la femme dans le domaine des techniques et des sciences. La coordinatrice du genre a indiqué que le CEFICO qui  pourra s’inscrire dans un nouveau groupe thématique, doit faire preuve d’invention et de créativité en faisant valoir ses capacités et ses compétences dans un combat pour l’égalité des droits et des chances.

Elle a souligné les progrès réalisés par les femmes dans l’essor de l’humanité, avant de déplorer la faible place accordée à la femme dans notre pays, dans le domaine des sciences.

Pour terminer, elle a exprimé le soutien de son ministère aux activités de CEFICO qui a un rôle majeur à jouer dans les Cinq chantiers de république.  

          J.R.T.

 

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