Les femmes du Grand Kivu pour la parité au Dialogue

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Goma 8 mars 2011 J Bompengo (3)Les femmes, responsables des associations, réunies au sein de la plateforme « Alliance des femmes du Grand Kivu »(AFGK) sont montées au créneau, le jeudi 14 janvier 2016 à l’immeuble Batetela, afin de réaffirmer leur soutien au Dialogue politique initié par le Chef de l’État, Joseph Kabila Kabange, et surtout demander leur participation activité à ce forum national. « Nous demandons l’implication et la participation active des femmes au dialogue, conformément à la résolution 1325 du Conseil de sécurité, à la Constitution et à la volonté du Chef de l’État, Joseph Kabila, de voir la parité se concrétiser à tous les niveaux… », ont-elles déclaré par l’entremise de leur porte-parole, Dési Furaha.

En effet, a indiqué la vice-présidente de l’AFGK, ses consœurs et elle sont convaincues que seul le dialogue sincère, est une valeur fondamentale pour résoudre les différends, et apporter des solutions appropriées et durables pour le bien-être du peuple congolais. Encouragées par la Résolution 2098(2013) du Conseil de sécurité à son point 14,b, qui demande aux autorités nationales de la RD Congo de promouvoir un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties congolaises, les femmes du Grand Kivu ont, néanmoins, indiqué être déçues par des querelles entre acteurs politiques, de la Société civile, qui ne font que perdre le temps, retardant par conséquent le processus démocratique en RDC. « Nous encourageons tous les acteurs politiques, de la société civile, des conféssions réligieuses, chefs coutumiers, les leaders communautaires, les organisations feminines et toute la population à soutenir le dialogue », a-t-elle martelé.

Se considérant comme premiers témoins des affres de la guerre à l’Est de la RDC, en général, et dans le Grand Kivu en particulier, ces femmes ont exhorté les acteurs politiques à aller au dialogue et surtout à observer la stricte application des résolutions de ces assises nationales, en vue d’une «bonne transition et l’organisation des élections apaisées et crédibles pour une paix définitive et un développement durable ».

Il convient de noter que ces femmes et la jeunesse de Kinshasa de l’AFGK ont participé, le samedi 9 janvier 2016, depuis le boulevard triomphal jusqu’au Palais du peuple, à une marche de soutien au dialogue inclusif convoqué par le Chef de l’État. Cette marche avait comme point de chute le siège de l’Assemblée nationale, où les participantes ont déposé un mémo à l’intention du président de la chambre basse du parlement, Aubin Minaku, et invité ceux qui refusent d’aller au dialogue à se réunir sous l’arbre à palabre en vue de mettre un terme aux divergences et promouvoir ainsi la paix.

          A en croire l’une d’elles, Josée Rachidi, il y a nécessité que les acteurs politiques s’entendent pour épargner le pays de la violence. Quant à sa collègue, Dési Furaha, elle a rappelé que faute de dialogue, des événements malheureux ont endeuillé le pays par le passé, ce qui constitue un frein au développement du pays. « Allons tous au dialogue pour préserver la paix et la transparence des élections à venir souhaitée par tous », a-t-elle dit en substance.

Tshieke Bukasa