Les femmes de la Sonas en ordre de bataille pour le «genre»

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Logo_SonasLes femmes de la Société Nationale d’Assurances ont commémoré la journée dédiée à  la femme, hier mardi 25 mars 2014, dans la salle des spectacles de l’Espace Congo Loisirs, dans la commune de la Gombe. C’était au cours d’une matinée de réflexion consacrée essentiellement à l’analyse des questions pertinentes relatives au genre. Organisée par le comité de gestion de cette entreprise, cette manifestation était chapeautée par madame Carole Agito Amela, administrateur Directeur général ad intérim. 

            La réflexion était basée sur la situation de la femme par rapport à la dimension «genre» et face à l’expansion du VIH/Sida en milieu professionnel. C’était en présence d’Augustin Lutemo, président du conseil d’administration de la Sonas.

Les thèmes débattus étaient notamment :

«les violences sexuelles basées sur le genre en milieu professionnel», exposé développé par Annie Matundu, experte au ministère du Genre, Famille et Enfant; et

«le VIH/Sida en milieu professionnel», un exposé rendu par le docteur Dieudonné Mwamba.

La première intervenante a fait une analyse globale des violences en République Démocratique du Congo. Dans son intervention, Annie Matundu a exhorté les femmes à mener une lutte sans merci pour asseoir leur  identité et une qualité incontournable.

            Cette lutte fera en sorte qu’elles ne soient plus victimes de discrimination en milieu professionnel. En conclusion, elle les a interpellées pour que les avantages auxquels elles ont droit, aient comme soubassement la méritocratie. La mise en application de cette politique par les femmes de la Société Nationale d’Assurances, est dans leur intérêt. Car, elle est génératrice du respect mutuel entre collègues, de l’analyse et la quantification des compétences, etc.

            Pour sa part, Dr. Dieudonné Mwanza a donné une étude globale sur le VIH/Sida. Il est parti de l’épidémiologie, en parlant de la transmission, les signes cliniques en chutant par les axes stratégiques de lutte contre cette maladie en milieu professionnel.

            Par rapport aux statistiques, l’orateur s’est focalisé sur les résultats de l’étude menée par l’Onusida en 2011. Cette étude démontre que le Congo héberge 4,3 % des personnes vivant avec VIH/Sida soit 1.330.120  personnes sur 34 millions sur le plan mondial. Quant aux nouvelles infections, on note : 6,7 % soit 168 .530 sur 2,5 millions sur l’échiquier mondial. Cependant, le nombre de décès s’élève à 104.900 soit 4,16 % sur le 1,7 million dans le monde.

Cette maladie se transmet par plusieurs voies, telles que les objets tranchants, les rapports sexuels, etc. Certes, la connaissance et la maîtrise du mode de transmission, de prise en charge et de mesures préventives basées sur les axes stratégiques de la lutte, constituent un bagage essentiel pour tout celui qui s’engage dans la lutte. En R.D.Congo, la situation est généralisée avec une prévalence de 4,1 % chez les femmes enceintes de 15 à 49 ans fréquentant les services de consultation prénatale. Il a renchéri que l’épidémie s’est féminisée, ruralisée et juvélinisée. Pour pallier à cette situation, il est conseillé d’appliquer la fidélité, l’abstinence et les préservatifs.

Lutte communautaire

S’adressant aux femmes agents et cadres de la Sonas, Carole Agito Amela les a exhortées à constituer un noyau efficace pour que le VIH/Sida ne s’invite pas au menu des  relations homme-femme au sein de la Sonas. Puisque les conséquences se féminisent de plus en plus.

«…Depuis que la responsabilité de la Direction Générale nous incombe, le volet genre de l’indice de développement humain dans la profession des assurances est, par exemple à 1 sur 3 soit 11 femmes sur les 32 agents assument les fonctions de Chefs d’Agences à Kinshasa » a déclaré l’ADG a.i de la Sonas.

Dorcas NSOMUE      et

Kévine Nseka (Stg/UPN)

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