Les femmes cherchent à se déterminer pour la décennie 2010-2020

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La réunion sous- régionale de restitution et d’adoption des stratégies pour l’Afrique centrale « au- delà de Beijing+ 15 : stratégies pour la décennie de la femme africaine (2010- 2020) a démarré hier jeudi 13 mai 2010 à l’hôtel Venus. Les femmes venues de la Rd Congo, du Cameroun, du Congo- Brazzaville, du Rwanda et du Burundi prennent part à ces assises qui se clôturent aujourd’hui.

Mme Norah Matovou Winyi, directrice exécutive du Réseau de développement et de communication des femmes africaines (FEMNET) a circonscrit le cadre de cette rencontre en déclarant que Beijing + 15 avait élaboré un document qui a été adopté et qui constitue la plateforme des actions à mener dans la décennie 2010-2020. Il y a des actions qui ont été retenu et approuvées par plusieurs gouvernements. « Nous sommes venues faire la revue pour examiner si le statut des femmes a changé en Afrique suivant la plateforme de Beijing », a déclaré la Kenyane.

Elle a souligné qu’elles allaient faire la revue pour identifier les défis à relever et voir ce qui manque pour aller de l’avant. Même si quelque chose avait été faite, il faut étudier le type d’actions à mener pour aller de l’avant.  Fixant l’assistance sur les objectifs de cet atelier de deux jours, la secrétaire exécutive de FEMNET a indiqué que les organisations  féminines vont faire leur propre évaluation en dépit du fait qu’un rapport a été publié sur le statut des femmes en rapport avec la plateforme de Beijing et aussi planifier les perspectives d’avenir sur base du document relatif à la décennie de la femme africaine 2010- 2020. Il a terminé son mot en plaidant  pour une forte sensibilisation des femmes de l’Afrique centrale sur ce document. 

Convaincue que la réunion de Kinshasa marquera une étape décisive dans la prise de conscience de l’importance et, surtout de renforcement du rôle multidimensionnel des femmes dans la mise en œuvre de la stratégie pour l’Afrique centrale, la ministre du Genre, dont le mot d’ouverture de l’atelier a été lu par sa directrice de cabinet, Monique Kande, a déclaré que le « gouvernement congolais se  réjouit du fait que FEMNET et ses différents partenaires organisent la première rencontre, d’une série de réunions destinées aux différentes sous- régions du continent africain, sur son sol, particulièrement à Kinshasa. »

Elle a rappelé que promouvoir les droits fondamentaux et contribuer au renforcement des capacités des femmes en vue de leur participation à la vie économique et politique, surtout à la bonne gouvernance, est une des priorités du gouvernement de la Rd Congo. Par le truchement de son ministère, le gouvernement vise l’enracinement des principes de participation et d’autonomisation de la femme dans le processus de gouvernance et de développement, et l’intégration de la dimension genre dans la politique nationale, à travers la mise en place d’un cadre de concertation et de dialogue. 

La secrétaire permanente du Comité national femme et développement (CONAFED), Elise Muhimuzi a dit, dans son mot de bienvenue, que les organisations de la société civile de la Rd Congo, particulièrement celles intervenant dans la défense et la promotion de l’égalité des droits et des chances entre l’homme  et la femme vers la conquête et la gestion des ressources sont heureuses de constater toute la confiance que FEMNET, et ses différents partenaires ont traduite envers elles en acceptant d’organiser la première réunion sous-regionale à Kinshasa.  

Jean- René Bompolonga

 

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