Les FDLR restent nocives au Sud et Nord- Kivu

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            « Au Sud- Kivu, les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont été très actives cette semaine à Bunyakiri en territoire Kalehe et à Mwenga. Fidèles à leurs modes d’action habituels, ils ont pillé quelques maisons et enlevé des individus utilisés comme porteurs puis libérés par la suite, » a déclaré hier, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la mission onusienne, le lieutenant- colonel Mamadou Gaye, son porte- militaire.
            Il a signalé aussi qu’ « au Nord-Kivu, la situation sécuritaire a été très dynamique cette semaine, avec quelques rapports des FDLR relativement actives dans le Rutshuru et le Masisi, procédant à des actes de pillage et d’enlèvement et occasionnant des accrochages isolés avec les FARDC. Dans la nuit du 9 au 10 décembre 2010, la base opérationnelle de Masisi a été informée d’une tentative imminente de pillage du village de Loashi par des éléments des FDLR. Une intervention diligente de l’unité d’intervention rapide de la base a permis de prévenir l’incident et de protéger les populations locales. »
Une question a été posée au porte- parole militaire de la Monusco consistant à savoir comment les FDLR restaient actives dans les deux Kivu alors que le chef de l’Etat dans son discours sur l’état de la nation devant les deux chambres du Parlement avait déclaré que les « capacités de nuisance des FDLR étaient réduites. » Le lieutenant- colonel Gaye a répondu que « les FDLR étaient actives par rapport aux effets de leurs actions sur les populations civiles que sur le nombre des incidences contre les FARDC. » Il a souligné que pour des cas de pillage, d’enlèvement des civils, il y a une montée en puissance des FDLR à Masisi, au Nord-Kivu. 
            La situation sécuritaire dans l’Ouest de la Rd Congo reste relativement stable, a indiqué Mamadou Gaye. « La Monusco continue à appuyer les opérations des FARDC en Equateur par la conduite de patrouilles conjointes terrestres, aériennes et navales.
            Le porte- parole de la Monusco, Madnodge Mounoubai, a dit quant à lui que le centre de coordination de lutte Antimines des Nations Unies (UNMACC) finalisait actuellement les opérations de dépollution de l’aéroport de N’djili. Ces travaux ont débuté en juin dernier à la demande de la Monusco. Les obus et munitions trouvés sur le site, soit 98 engins explosifs, ont été détruits le vendredi 10 décembre dernier aux alentours de Mbankana à environ 200 km de Kinshasa.
Le porte- parole de la Monusco a fait une mise au point suite aux préoccupations exprimées par un groupe d’ONG concernant la situation sécuritaire à Dungu et ses environs à l’approche des fêtes de fin d’année. « La Monusco fait part de ses préoccupations quant à la possibilité de nouvelles attaques de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) contre des civils. La fin de l’année est généralement considérée comme une période d’activités importantes pour les éléments de ce groupe armé. La Monusco coopère actuellement avec des groupes d’aide afin de faciliter la livraison de l’assistance humanitaire, et les Casques bleus ont renforcé leur présence dans les zones du nord- est de la Rd Congo où opère la LRA. La Mission tient aussi à faire savoir qu’une plus large approche est nécessaire pour faire face à la menace de constitue la présence de la LRA non seulement en RD Congo, mais aussi, plus largement, dans toute la région. A cet égard, la Monusco salue l’appel lancé par l’Union africaine en faveur de l’établissement d’un mécanisme conjoint de surveillance régionale pour lutter contre la LRA, » a dit Madnodge Mounoubai.   
 
Jean- René Bompolonga    

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