Les FARDC sensibilisés aux droits de l’enfant

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Le centre Carter, situé à la 15 ème rue Limete, a servi de cadre le vendredi 11 juin 2010 à la cérémonie de lancement du partenariat entre le Service d’éducation civique et patriotique des Fardc «  SECP » et le Comité d’Appui au Travail  Social de Rue « CATSR ». Témoins de l’événement : le général Muati, commandant second du corps d’éducateurs civiques des Fardc et du chargé du Développement Communautaire, dans la commune de Limete, Alain Mboli. Le partenariat entre les  deux parties porte  sur les  trois volets pour lesquels ils vont travailler en synergie pendant trois mois. Il s’agit de volets sur  la vulgarisation de la loi portant protection de l’enfant en RDC, de l’initiation des officiers formateurs aux techniques de travail social de rue et de la gestion  des conflits en milieu militaire.

Près d’une vingtaine de colonels, majors, capitaines, lieutenants et sous-lieutenants vont  parfaire leurs connaissances sur les trois modules indiqués ci-haut.

Au terme de ces  sessions de formation des formateurs censées prendre fin dans la deuxième quinzaine du mois  de juillet 2010 , les animateurs du CASTR vont après une concertation préalable avec leurs partenaires du SECP, effectuer des descentes dans les camps et garnisons de la capitale. Et ce pour parler de la loi sur l’enfant aux enfants, parents,  responsables des églises installées dans ces milieux. Le CASTR envisage d’étendre ces actions dans l’arrière-pays.

 Echange d’expériences

Dans la partie protocolaire de cette journée, on a eu à suivre les allocutions du coordonnateur du CASTR, Edho Mukendi,  et du colonel Georges Monkole du SECP.

Prenant le premier la parole, Edho Mukendi a parlé d’abord brièvement du CASTR. On retiendra de ses propos que la structure en question  est un réseau national de 142  ong congolaises présentes dans plusieurs coins du pays et  spécialisés en matière des droits de l’enfant et de la promotion du travail social de rue.

Ce réseau est né peu après la tenue du  séminaire international sur le  travail social de rue au  Théresianum en avril 2006.  Il est appelé à faire le suivi des résolutions des assises de Kintambo.

Edo Mukendi   a salué le geste  posé  par le commandement  du SECP qui s’est montré  attentif à leur demande  de collaboration. Et d’indiquer que les hommes en armes sont avant tout des parents et ont donc l’obligation de s’intéresser aux problèmes liés à l’enfant.

De son côté, le colonel Georges Monkole est revenu sur les accords internationaux en matière des droits de l’enfant  ratifiés par notre pays.  Sur le  plan interne, l’article 41, alinéa 3, fait allusion à la protection censée être accordée par l’enfant par sa famille.

Ces prescrits énoncés, il a évoqué la mission assignée à leur service, à savoir, l’organisation des sessions de formation à caractère civique et patriotique des hommes en armes à tous les échelons.

Le soldat étant un citoyen et aussi un parent, doit être formé pour être en mesure à bien encadrer  sa progéniture.

Le partenariat contracté avec le CASTR a comme avantage de susciter un échange d’expérience entre les deux parties, a indiqué Georges Monkole.

Leur service s’engage à travailler en synergie avec leur partenaire pour éradiquer des fléaux comme la toxicomanie, la prostitution, la mendicité, le vol, le phénomène kuluna…. Qui comme on le sait, gangrènent la jeunesse.

Il a lancé un appel aux personnes physiques et morales de bonne volonté pour qu’ils soutiennent leur partenariat.

Jean- Pierre Nkutu.

et Rodrigue Noti

 

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