Les Fardc efficaces et disciplinées en RCA, décisives contre l’ADF-Nalu

0
124

lambert_mende_omalanga_congo_zLambert Mende était face à la presse, le vendredi 13 février dans la salle des réunions de la RTNC 2. Mordant comme à son habitude, le porte-parole de l’équipe Matata était porteur de bonnes nouvelles dans le domaine militaire. Il a ainsi annoncé que le contingent congolais présent en RCA fait du bon travail  en République centrafricaine où, sous le commandement de la Mission Internationale de Stabilisation de la Centrafrique, il a conduit à bonne fin le désarmement des rebelles ex-Séléka dans les 7ème et 8ème arrondissements de Bangui ainsi qu’au quartier Boy-rab. Mende Omalanga a épinglé le comportement tout aussi exemplaire de l’unité de la Police nationale congolaise dépêchée à Bangui, des exemples qui devraient, nous l’espérons, servir d’aiguillon à toutes les forces de police et de l’armée lors des opérations menées sur le territoire national.

S’agissant de la situation sur notre propre terrain, Lambert Mende a présenté un bilan positif de l’offensive déclenchée depuis le 16 janvier dernier par les FARDC contre la rébellion islamiste de  l’ADF-Nalu. Les pertes annoncées sont de un à dix, soit 22 militaires Fardc tués et 68 blessés contre 230 rebelles ougandais tués. L’offensive continue mais d’ores et déjà, l’armée régulière peut brandir quelques trophées, à l’image de ces 65 armes individuelles récupérées, plusieurs téléphones portables et une impressionnante quantité de produits pharmaceutiques qui donnent à penser que les islamistes étaient venus au Kivu avec l’intention de s’y installer durablement. Le porte-parole du gouvernement a aussi révélé que l’ADF-Nalu disposait d’un atelier de fabrication de bombes artisanales sans préciser si celui-ci a été neutralisé ou s’il continue d’être une menace pour notre pays. Pour Lambert Mende, l’existence de cette capacité de fabriquer des bombes artisanales est une preuve du caractère terroriste de ce mouvement rebelle que dirige  Jamil Mukulu, un chrétien converti à l’islam.

Ci-dessous, la déclaration du ministre Mende .

I. LES BONNES NOUVELLES DU FRONT CONTRE LES ADF

Il vous souviendra qu’après la défaite infligée aux forces négatives du M23 dans 1es territoires de Nyiragongo et Rutshuru, le Président de la République, Commandant Suprême des FARDC a ordonné le désarmement forcé de tous les groupes armés, nationaux et étrangers encore actifs sur toute l’étendue du territoire nationale qui refusaient de répondre à l’offre de désarmement volontaire qu’il leur avait personnellement présenté auparavant.

Suivant en cela les directives présidentielles, le Haut Commandement militaire ont donc lancé dès la deuxième moitié du mois de janvier I’Opération baptisée « Sukola » (nettoyer) aussi bien dans le grand

Nord Kivu contre les ADF que dans la partie Sud de cette province martyre et au Sud Kivu contre les rebelles rwandais des FDLR. Nos vaillantes forces régulières ont développé, depuis le début de cette opération lancée par le Chef EMG le 16 janvier 2014 à Beni, une véritable dynamique vertueuse qui les a littéralement fait voler de victoire en victoire.

Les objectifs de I’opération ont été séquencés en trois phases. Il s’agissait (1) de démanteler le QG de l’ADF à Nadui ainsi que ses autres sanctuaires respectivement à Mwalika, Kikingi, Chuchubol, ll, lll et.

Tingba ; (2) de reprendre le contrôle de l’axe routier vital Mbau-Kamango et (3) nettoyer tout le grand Nord des éléments même isolés de cette force négative.

Je suis heureux au nom du Gouvernement de vous annoncer que les deux premières phases de ces objectifs ont été pleinement atteint depuis hier dans l’après-midi.

Le QG de I’ADF a été détruit complètement ;

Les sanctuaires de Mwalika et autres ont été récupérés ;

Deux centres d’instruction de l’ADF à Mukakati et Totolito ont été démantelés, de même le centre de santé de l’ennemi à Mamudioma ;

Les troupes FARDC parties respectivement de Mbau près de Beni et de Kamango, 65 kilomètres plus loin, à proximité de la frontière ougandaise ont fait jonction hier dans l’après-midi sur le pont de la rivière Semilki marquant la fin du contrôle de cet axe par les forces négatives.

            La troisième et dernière phase a d’ores et déjà débuté. Elle consiste à traquer les éléments ADF en fuite jusqu’à leurs derniers retranchements pour mettre définitivement les populations congolaises de cet espace hors de toute menace.

Le bilan provisoire des combats pour le désarmement de l’ADF est le suivant :

Côté FARDC

– 22 morts ;

– 68 blessés ;

– Une jeep sur laquelle était montée une mitrailleuse 14.5 incendiée.

Côté ennemi (ADF)

– 230 morts;

– 65 armes individuels, 30 vélos et 20 motos récupérés ;

– Des produits pharmaceutiques et plusieurs téléphones portables et motorolas récupérés ;

– Plusieurs bombes artisanales récupérées (ce qui démontre bien le caractère terroriste) de ce groupe armé.

Les FARDC poursuivent à présent le travail de nettoyage et de ratissage de même que la consolidation des positions prises aux forces négatives de l’ADF.

Le Gouvernement de la République salue la clairvoyance de Monsieur le président de la République, Chef de l’Etat et Commandant Suprême des forces armées qui a élaboré un plan dont l’efficience apparaît aujourd’hui au grand jour pour pacifier et sécuriser nos compatriotes du grand Nord. Il adresse ses chaleureuses félicitations aux vaillants hommes de troupes et aux officiers des FARDC salue la bravoure des éléments des FARDC engagés dans cette opération sukola I qui s’est déroulé, il faut bien le souligner dans le strict respect des droits de l’homme et des règles d’engagement.

La RDC doit une fière chandelle aussi à la population du Grand Nord Kivu pour le soutien multiforme et la collaboration sans faille qu’elle apporte aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

Je voudrais avant d’en finir avec ce chapitre signaler que l’opération sukola se poursuit sur d’autres sites du Kivu, puisqu’elle vise l’éradication de tous les groupes armés illégaux qui écument les Kivu, y compris les rebelles rwandais des FDLR.

S’agissant de ces derniers, le Gouvernement qui a pris acte de l’annonce de leur reddition a décidé de maintenir sa pression militaire sur eux et ce, jusqu’au jour où ils annonceront la date exacte du dépôt de leurs armes et de leur rassemblement effectif sur les sites prévus à cette fin. ll est à noter que certaine

FDLR qui se sont rendus coupables d’actes criminels dans notre pays sont recherchés par la justice congolaise pour en répondre.

Le Président de la République et son Gouvernement restent fermes dans leur détermination à liquider une fois pour toutes le dernier carré des semeurs de la mort dans notre pays et dans la sous-région.

II. LE COMPORTEMENT EXEMPLAIRE DES CONTINGENTS MILITAIRE CONGOLAIS EN RÉPUBLIQUE  CENTRAFRICAINE

Prenant la mesure de la situation d’insécurité qui prévaut depuis l’année dernière en République Centrafricaine, pays frère en proie à des troubles graves qui menacent d’embraser plusieurs autres pays de la région d’Afrique Centrale dont la République Démocratique du Congo avec lequel elle partage 1.600 kilomètres de frontières communes, le Chef de l’Etat avait pris la décision d’y envoyer un bataillon de 850 éléments des FARDC afin de participer aux côtés d’autres contingents venus de France, du Tchad, du Burundi et du Rwanda entre autres, aux efforts de pacification notamment à travers le désarmement des milices criminelles qui sont à la base d’un début de guerre civile ethno-religieuse aux conséquences incalculables pour la région. A ces 850 militaires. Il faut d’ajouter une unité de 150 éléments de la PNC chargés avec leurs homologues de rétablir l’ordre public et la sécurité dans ce pays perturbé. Il convient de noter que les 150 policiers congolais présents à Bangui constituent la plus grande contribution au volet policier de la MISCA.

Je me souviens du fait que cette décision de notre Président de faire participer activement la RDC au processus de pacification et de normalisation en République Centrafricaine avait déclenché les habituels persiflages de ceux qui pratiquent le pessimisme et la suspicion gratuite comme une religion et qui ont tenté de nous faire croire que cette initiative était injustifiée, inopportune et inappropriée.

L’histoire récente de notre pays qui nous a appris à nos dépens à quel point un conflit dans le voisinage peut s’inviter sur notre territoire et déstabiliser notre tissu sociologique donne tort à ces persifleurs.

L’évolution en cours de la situation en RCA aussi. En effet, aujourd’hui, aussi bien Mme Samba Panza,

la nouvelle Présidente de la République Centrafricaine que les hauts gradés de la CEEAC et de l’Union

Africaine que président aux destinées de la MISCA ne tarissent pas d’éloges vis-à-vis des performances alignées sur terrain par les contingents militaire et policier de la République Démocratique. Les populations autochtones de la Centrafrique se sont pour la plupart déclarées plus rassurées par la présence dans leur pays des « frères de RDC » (citation), allusion à ta grande proximité ethno- communautaire et linguistique entre les deux peuples.

Je ne peux m’empêcher de constater que c’est grâce à une forte équipe de la presse nationale congolaise en reportage actuellement à Bangui que l’opinion publique congolaise est informée des satisfécits exprimés par ces hautes autorités centrafricaines et africaines qui se félicitent du comportement exemplaire et du professionnalisme de nos troupes. Sans acrimonie d’aucune sorte, le Gouvernement note à cet égard le curieux silence des médias périphériques qui ont jusqu’ici fait l’impasse dans toutes leurs évaluations sur la présence des militaires et policiers de RDC en Centrafrique, préférant parler parfois surabondamment d’autres contingents même lorsqu’ils sont moins fournis que le nôtre.

Les témoignages signalés ci-dessus révèlent qu’ayant reçu du commandement de la Mission Internationale de Stabilisation de la Centrafrique (MISCA), la mission de boucler les 7ème et 8ème arrondissements de Bangui pour y procéder au désarmement des rebelles de l’ex-Séléka qui les occupaient, autrefois occupés, les FARDC ont réalisé cette délicate opération avec efficacité, tact et doigté. Grâce à leur action, le calme est désormais revenu dans les quartiers situés dans ces arrondissements.

Les FARDC seront ensuite sollicitées pour boucler le quartier Boy-rab, autrefois occupé par les ex-Séléka afin d’y entreprendre également I’opération de désarmement de ces derniers. Cette opération a été réalisée avec beaucoup de professionnalisme.

Ces succès sans fioritures conduiront la MISCA à confier aux FARDC la mission de sécuriser deux camps militaires des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Encore une tâche dont elles se sont acquittées avec la même efficacité qu’elles avaient mises à libérer le Nord-Kivu des égorgeurs du M23 il y a quelque mois.

L’unité de la PNC déployée à Bangui est également hautement appréciée par les différentes couches de la population et par les autorités concernées. Nous n’en voulons pour illustration que le rapport d’évaluation établi à l’issue de la réunion mixte des chefs des forces armées et des polices impliquées dans la pacification de la RCA tenue récemment à Brazzaville dans le comportement exemplaire de l’unité de la PNC a été en exergue.

En tout état de cause, qu’il s’agisse de missions qu’elles ont menées seules ou avec les Français ou les Burundais, les contingents FARDC et de la PNC ont mérité les éloges de la population centrafricaine et des responsables de la MOSCA. C’est un motif de fierté pour le Gouvernement. Cela devrait être un motif de fierté pour tous les Congolais dignes de cette qualité.

C’est le lieu de dire aux habituels tireurs au flanc adeptes d’un Congo – pessimisme de composition que si il est vrai qu’il n’y a pas de mauvaises troupes, et qu’il n’y a que des mauvais chefs, il est tout aussi vrai que les bonnes troupes ne peuvent être que le produit de bons chefs.

III. AUTRES POINTS D’ACTUALITÉ

Face à la persistance des défis en matière sécuritaire, humanitaire et de développement auxquels le peuple congolais et ses dirigeants sont appelés à faire face, il est regrettable, à notre point de vue qu’une agitation politicienne provocatrice, stérile et subversive tende de plus en plus à nous distraire des tâches consistant à élaborer et mettre en oeuvre des réponses appropriées à ces véritables défis existentiels qui ne font que s’accumuler. Des esprits mal intentionnés voudraient amener les autorités congolaises à lever le pied des actions déjà en chantier pour gérer les priorités du moment qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.

En effet, pendant que le Gouvernement de la République s’affaire à pacifier l’ensemble du territoire national, des acteurs politiques en mal de publicité et de visibilité multiplient les actes de bravade dérisoire frisant parfois la provocation. Ils s’engagent quotidiennement dans des campagnes propres aux périodes des campagnes électorales que le législateur congolais a, dans sa sagesse, résolu de restreindre à un couloir légal d’un mois avant le scrutin. Alors qu’aucun calendrier officiel n’a annoncé le démarrage d’une quelconque campagne électorale, certains se démènent pour forcer l’entrée de notre pays dans l’ambiance de surchauffe caractéristique des campagnes électorales en jetant délibérément la confusion entre ce concept et celui de la liberté de déplacement et d’expression qui n’a à aucun moment été remis en cause par le Gouvernement et tous les services qui en dépendent.

            Le gouvernement a pris bonne note des déclarations faisant état d’inquiétudes de certains partenaires de notre pays face à ce qu’ils considèrent comme étant des entraves et des restrictions de déplacement dont certains responsables politiques de l’opposition auraient été récemment l’objet. Je pense que les discussions qui ont eu lieu à cet égard auront permis à tout le monde de réaliser que le gouvernement n’a jamais été animé par une quelconque volonté de harceler qui que soit. En effet, dans tous les pays du monde, la navigation aérienne est soumise à un minimum de règles de sécurité. Que les services attitrés exigent que tous les citoyens, sans distinction de statut y soient soumis ne peut en aucune façon être défini comme relevant du harcèlement politique. Dans le cas d’espèce comme dans celui d’une plainte adressée à des acteurs de la Communauté internationale par un acteur politique de l’opposition pour son déguerpissement d’une maison de fonction de l’Etat qu’il occupait irrégulièrement depuis 8 ans et un procès judiciaire privé, on perd toute notion de bon sens. Faudra-t-il dorénavant solliciter l’autorisation des respectables ambassadeurs et représentants d’organisations internationales accrédités en RDC pour qu’un Ministre pose un acte de gestion relevant de ses compétences ? Un Congolais lésé par un compatriote lui ayant causé dommage devra-t-il être préalablement autorisé par la communauté internationale avant de déposer plainte devant les instances judiciaires ? C’est peut être un projet de société qu’on nous propose. Il faudrait qu’on le dise clairement pour nous permettre de choisir.         Aussi voudrais-je rassurer aussi bien les acteurs politiques que nos partenaires intéressés au processus électoral dans notre pays, que dans la perspective de celui-ci, la liberté d’expression du reste garantie tous les jours, le sera bel et bien, autant que les droits de l’opposition, la liberté du mouvement, l’indépendance et l’impartialité de la justice, tout comme l’assurance d’un espace politique ouvert. Il ne pourrait d’ailleurs en être autrement dans le contexte du moment qui est celui de la cohésion nationale.

Nous devons néanmoins déplorer l’empressement de nos partenaires qui sont allés en pointe, sur base d’informations délibérément biaisés, pour soutenir voire encourager des initiatives déstabilisatrices et subversives en demandant que le Gouvernement laisse se dérouler une campagne prématurée d’on ne sait quelle élection au mépris des règles élémentaires de l’Etat de droit qu’ils affirment pourtant vouloir promouvoir et défendre dans notre pays. Cette position n’est pas soutenable.

            Je voudrais également dire un mot sur la multitude de pressions que d’aucuns ont pris l’habitude d’exercer contre nos cours et tribunaux. L’indépendance du pouvoir judiciaire est consacrée par la Constitution de la RDC et ce, non seulement par rapport au pouvoir législatif et au pouvoir exécutif mais également à l’égard de tous, qu’il s’agisse des partis politiques, de la société civile ou de la communauté internationale.

            Lorsqu’on lit’ certaines déclarations sur des affaires judiciaires en cours dans notre pays, on a l’impression que chacun est libre de donner des injonctions comminatoires au pouvoir judiciaire. C’est le lieu de rappeler que l’article 149 de la Constitution en son alinéa précise que le pouvoir judiciaire n’est dévolu qu’aux seuls Cours et Tribunaux qui sont : la Cour constitutionnelle, la Cour de cassation, le Conseil d’Etat, la Haute Cour Militaire ainsi que les Cours et Tribunaux civils et militaires. L’article 150 stipule que les juges ne sont soumis, dans l’exercice de leur fonction, qu’à la seule autorité de la loi.

De ces dispositions légales combinées, les conséquences suivantes s’imposent :

1. aucune institution ou organisation nationale ou internationale, aucune autorité, aucune personne physique ou morale n’a le droit de donner des injonctions, instructions ou directives au pouvoir judiciaire ;

2. les formules, devenues usuelles, par lesquelles des partis, ONG, voire des ambassades ou représentations d’organisations internationales disent « exiger la libération immédiate » de personnes sous contrôle judiciaire constituent de grave atteintes à la Constitution ;

3. Il en est de même de toute piste de solution proposée au pouvoir judiciaire en dehors du cadre normal du déroulement de la procédure judicaire par le canal des personnes habilitées à assurer la défense des intérêts des justiciables (ex : exiger l’arrestation ou comparution d’une personne, la fin des poursuites pour une autre).

            Le Gouvernement tient à rappeler solennellement qu’il n’est pas permis à des personnes n’appartenant pas à l’institution judiciaire d’imposer au pouvoir judiciaire la manière dont il doit dire le droit. A cet égard, I’article 151 alinéa 3 de la Constitution interdit même au Parlement de voter une loi dont l’objet est manifestement de fournir une solution à un procès judiciaire en cours. Si une pareille opportunité est interdite à la loi qui est au-dessus de tous, comment peut-on admettre qu’une institution, une personne, une association ou même la communauté internationale, puisse s’arroger le droit d’influer sur le cours d’un procès en instance ? ll en est de même de la Commission Électorale Nationale lndépendante

(CENI), une institution voulue également indépendante par le législateur et qui ne doit pas subir des pressions particulières d’où qu’elles viennent.

De telles pratiques de harcèlement doivent cesser car elles réduisent à néant l’indépendance et l’efficacité de nos institutions les plus sensibles.

Je vous remercie

Lambert MENDE OMALANHA

Ministre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté

Porte-parole du Gouvernement

LEAVE A REPLY

*