Les « FAC » toujours contre le Dialogue

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facLe dialogue évoqué par le président de la République dans son discours du 30 juin 2016 à l’occasion de la commémoration du 55me anniversaire de l’indépendance n’a pas rencontré un écho favorable du côté des Forces Acquises au Changement (FAC). Cette plateforme politique de l’opposition repousse de nouveau l’appel de Kabila lancé aux forces politiques et sociales qui hésitent encore à  souscrire au dialogue.  

Au cours d’un point de presse organisé hier jeudi 2 juillet 2015 au siège de l’ECIDé, sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, le Coordonateur des FAC, Martin Fayulu, a indiqué que « la paix, la sécurité et la stabilité qui s’imposent comme un impératif non négligeable au peuple congolais ne résulteront pas du dialogue, mais plutôt du transfert pacifique du pouvoir en décembre 2016, après les élections du 27 novembre 2016 »

Il a martelé que « les tensions et les violences constatées avant, pendant et après les élections ne sont pas les faits  de l’opposition mais de programmation en amont de la tricherie par le pouvoir en place ».

Fayulu a fustigé le fait que le pouvoir refuse de prendre en compte les propositions constructives formulées par l’opposition dans le but d’améliorer la gouvernance électorale.

Il a également dénoncé et déploré le silence  de la Cour Constitutionnelle relativement aux nombreux dépôts des requêtes en inconstitutionnalité de certaines dispositions de la loi électorale du 12 février 2015 et de la décision de la CENI du 12 février 2012 portant publication du calendrier des élections provinciales, urbaines, municipales et locales 2015 et des élections législatives 2016.

S’agissant du financement des élections, le Coordonateur des FAC a réaffirmé que cette question est de la compétence du gouvernement de la République qui,  chaque année depuis 2012,  reçoit de l’autorité budgétaire, lors du vote de la loi des finances, des subsides en vue justement de prévoir et de disposer des moyens financiers nécessaires à mettre à la disposition de la CENI  pour la tenue des élections crédibles dans les délais.

            Pour ce député de l’opposition parlementaire, l’argument  de manque de financement  développé par les tenants du pouvoir ne tient pas.

            Abordant le point relatif au fichier électoral, le Coordonateur des « FAC »  a exigé l’enrôlement de tous les électeurs, y compris les nouveaux majeurs, pour résoudre toutes les faiblesses du fichier électoral actuel et vider la question de l’article 5 de la Constitution.

            Pour tout dire, les « FAC » s’en tiennent à l’exigence de l’opposition congolaise de la réanimation de la tripartite « CENI-Pouvoir-Opposition » pour dégager un calendrier électoral consensuel réaliste et invitent le Président de la République à renoncer à l’initiative de convoquer la session extraordinaire du parlement pour débattre du projet de la loi sur la répartition des sièges pour les élections locales, municipales et urbaines.

ERIC WEMBA