Les «Fac» saisissent le ministre de l’Intérieur

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Pour mettre fin à la traque des opposants et transformé la RDC en un pays qui respecte les libertés individuelles, les acteurs politiques regroupés au sein de la plate-forme dénommée «Forces Acquises au Changement», conduite par leur modérateur Lisanga Bonganga  ont remis en mains propres un mémo au ministre de l’intérieur et des Affaires Coutumières Richard Muyej, le samedi 30 juin.
Cet entretien s’est déroulé au ministère de l’Intérieur, en présence du chef de la police nationale congolaise, le général Bisengimana.
Dans  ce document, ces acteurs font part au ministre de la disparation de leur camarade Diomi Ndongala, victime selon eux  d’une conspiration  qui rappelle le scénario monté pour l’assassinat de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana.

 Ils ont demandé au ministre d’apporter une réponse concernant cette situation  qui vise l’élimination physique et politique de Diomi, étant donné que c’est à l’Etat que revient la charge de  protection des personnes et de leurs biens.
 Dans le même registre, les «Forces Acquises au Changement ont également fait part au ministre de l’Intérieur de leurs inquiétudes au sujet des arrestations des militants de leurs partis politiques respectifs qui croupissent à la Prison Centrale de Makala, sans jugement  pour avoir commis l’unique péché de participer dans les manifestations publiques reconnues  pourtant par la Constitution.
 Ces acteurs politiques ont fustigé le fait que certaines autorités  trouvent toujours un prétexte fallacieux pour interdire les marches alors que la Constitution de la République a aboli le principe de l’autorisation préalable en le remplaçant par celui de l’information.
 Concernant la destruction du petit commerce à Kinshasa, cette plate-forme dénonce ces opérations qui ressemblent, d’après elle,  à du banditisme d’Etat. Car réalisé sans aucune préparation psychologique, sans programmation et le plus souvent se transforment en un pillage des biens des paisibles citoyens par les hommes en uniforme et ce, dans l’impunité totale.

ERIC WEMBA

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